• Ce n'est pas un supplice mais une annexe. Refuser au criminel la sépulture, disperser jusqu'à la dernière parcelle de son être, tel a été le but des législateurs qui ont établi cet usage qui ne s'adresse pour ainsi dire qu'à la mémoire du patient. En France, tous les arrêts qui condamnaient les grands criminels à être brûlés vifs prescrivaient cette espèce de formalité ignominieuse. On n'en usait qu'envers les grands coupables, les parricides, les régicides, les hérétiques, les sacrilèges. Madame de Sévigné dit en rapportant l'exécution de la fameuse Brinvilliers : Enfin c'en est fait, la Brinvilliers est en l'air, son pauvre petit corps a été jeté, après l'exécution, dans un fort grand feu et ses cendres au vent de sorte que nous la respirerons, et par la communication des petits esprits, il nous prendra quelque humeur empoisonneuse dont nous serons tout étonnés.

     

    Cendres

    Ce supplice était usité en Perse on ne s'en servait que pour les grands criminels. On remplissait de cendres une tour, on y précipitait le criminel la tête la première et, ensuite avec une roue, on agitait autour de lui la cendre jusqu'à ce qu elle l’étouffât. Darius Nothus fit ainsi périr son frère Sogdien. Ce supplice fut aussi employé par les Juifs.


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  • Brantôme raconte que dans une certaine ville, qui avait fait une procession en carême, une femme y avait assisté nu pieds faisant la marmiteuse plus que dix. Au sortir de là, l'hypocrile alla dîner avec son amant d'un quartier d'agneau et d'un jambon. La senteur en vint jusqu'à la rue. On investit ce lieu. Elle fut prise et condamnée à se promener par la ville avec son quartier d'agneau à la broche sur l épaule et le jambon pendu au cou !

     

    Castration

    Sous le règne de Louis XIV, la duchesse de Lude, de la maison de Bouillé, fit subir cette affreuse opération à un jeune qui s'était permis quelques privautés avec une de ses suivantes. La duchesse fut spectatrice de ce supplice sanglant et insulta sa victime en ajoutant la dérision à la cruauté : Elle la duchesse fit châtrer un clerc en sa présence pour avoir abusé dans son château d'une de ses demoiselles; le fit guérir, lui donna dans une boite ce qu'on lui avait ôté, et le renvoya (mémoires de Dangeau). En France, le crime de castration est puni des travaux forcés à perpétuité ou de la mort si la personne mutilée succombé à l'opération avant l'expiration des 40 jours qui ont suivi le crime.

     

    Cavalcade

    En Écosse, réservé uniquement aux messieurs qui se comportent mal envers leurs épouses ! Les femmes chargées de cette exécution, se saisissent du criminel, et le placent à cheval sur une grosse perche; on lui lie les jambes pour qu'il ne puisse sauter à bas, et on le porte ainsi dans tout le village. Les hommes faits ont soin de ne pas se tenir sur le chemin de cette grotesque procession, mais tout le reste,de la population s'y porte. On siffle le patient, on le couvre de huées, on le tire par les jambes, et il s'estime heureux lorsqu'on ne finit pas la cérémonie en le plongeant dans la rivière ou dans quelque étang voisin. On ignore l'origine de cet usage qui consacre l'insurrection contre l'autorité maritale. Il est encore très répandu et il n'y a pas longtemps que cette justice féminine s'est exercée sur un tisserand d’Édimbourg.


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  • Le supplice du calomniateur consistait à le conduire dans la salle au Sénat et à l'obliger de se coucher sous le siège du calomnié et là il devait prononcer à haute voix qu'il se repentait amèrement des bruits injurieux qu'il avait malignement répandus contre la réputation de tel ou tel et qu'il en avait menti comme un chien. Après cette confession publique le coupable était obligé de contrefaire par trois fois l'aboiement d'un chien. (!!!) On prétend que Charles V avait introduit cette punition à la cour & qu'il y avait quelquefois des jours où l'on n'y entendait qu'aboiements pendant toute la matinée.

     

    Cangue

    Supplice usité en Chine. La cangue est une table pesante dans laquelle il y a trois trous, l'un pour passer la tête et les deux autres pour recevoir les mains. Le coupable est quelquefois condamné à la porter pendant plusieurs mois quelquefois même pendant plusieurs années.

     

     Carcan

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    C' est un cercle de fer avec lequel l'exécuteur de la haute justice attache, par le cou à un poteau, celui qui est déclaré convaincu de crime ou,délit. Voici comment se fait cette espèce d'exécution. Le condamné est mené à pied les deux mains liées et attachées derrière la charrette de l'exécuteur des hautes œuvres ou les deux mains liées par derrière, conduit par ledit exécuteur jusqu'à un poteau planté sur la place publique; à ce poteau est attachée une chaîne au bout de laquelle pend un collier de fer de trois doigts de largeur ayant une charnière pour l'ouvrir. On fait entrer le cou du patient dans ce collier qu'ensuite on ferme avec un cadenas. Il reste dans cet état aux tenues de son arrêt plus ou moins d'heures. Autrefois l'exposition pouvait durer un ou plusieurs jours, et l'on joignait d'autres peines à celle du carcan comme les galères, le fouet, le bannissement, etc. On attachait quelquefois deux écriteaux au dos et sur la poitrine du coupable pour indiquer son crime. Quelquefois encore il était battu de verges et marqué sur l'épaule d'un fer chaud.


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  • Identique à la cale mouillée, mais au lieu de tomber dans l'eau, il tombait sur le pont ! Il était extrêmement rare que le supplicié en réchappa, surtout au bout de trois fois !


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  • corriveau-g

     

     

    La cage de fer était à proprement dire un assemblage de plusieurs barres de fer emmortoisées les unes avec les autres, et traversées de bas en haut par d'autres barres de fer moins grosses de manière que le tout renfermait un espace dans lequel, le prétendu criminel, pouvait à peine se mouvoir et où assez souvent le peu de hauteur de la cage forçait le patient à s'y tenir le corps plié en deux.

     

     

     

     

     

     La Castata

    En France, elle consistait à placer le prisonnier dans une cage ou à l'enchaîner sur un lit de fer. Là il était exposé au feu d'un brasier. Thibaut V, comte de Blois et de Chartres, faisait une guerre acharnée à Sulpice II d'Amboise, seigneur de Chaumont. Celui-ci fut fait prisonnier et renfermé dans la prison de Châteaudun où Thibaut lui faisait subir ce supplice tous les jours. Sulpice promettait vainement de se racheter moyennant une forte somme. Thibaut voulait la cession de Chaumont. Louis XI fut le premier qui introduisit dans les prisons l'usage des cages de fer, supplice inventé dit-on par Darancourt évêque de Verdun. C'est dans une cage de fer à la Bastille qu'il fit enfermer Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, on ne sait pas précisément pour quel crime. C'est dans cette cage qu'il le fit interroger, appliquer à la question et qu'il lui fit entendre son arrêt de mort. Louis Sforce duc de Milan, fait prisonnier dans la conquête du Milanais par Louis XII, fut conduit de Lyon au château de Loches où il fut mis, suivant quelques auteurs, dans une cage de fer dans laquelle il mourut après dix ans de captivité. En 1488 le duc d'Orléans depuis Louis XII, ayant été fait prisonnier à la bataille de Aubin, fut enfermé dans la tour de Bourges et gardé très étroitement. Parmi les cruautés qu'on lui fit éprouver, pendant les trois ans que dura sa captivité, la plus barbare fut celle de l'enfermer la nuit dans une cage de fer. Il existait, à l'abbaye du mont Saint-Michel en Normandie, une cage de fer où,on enfermait les prisonniers d'état. Le fameux cosaque du Don qui voulut en 1773 se faire passer pour le czar Pierre III, détrôné et étranglé quelques mois auparavant, étant parvenu à soulever quelques cosaques et une partie de la population finit par être arrêté le 15 septembre 1774. On l'enferma dans une cage de fer pour le transporter à Moscou.

     

     Cage à Canard

    Machine de correction qui était en usage en Angleterre. Parmi les incommodités publiques on classait les criailleries des femmes grondeuses, querelleuses, qui troublaient la tranquillité du voisinage. Une femme de ce genre lorsqu'elle était dénoncée, était enfermée dans une cage à canard avec laquelle on la plongeait dans l'eau à différentes reprises. (ancêtre de la thérapie de Freud ?!!!)

     

    Cage ordinaire ou mouillée

    Est une peine en usage parmi les gens de mer à laquelle on condamne les hommes de l'équipage convaincus d'avoir volé, employé les voies de fait envers un officier, ou d'avoir excité quelque révolte. Lorsqu'on donne la cale ordinaire, on conduit le criminel vers le plat bord au-dessous de la grande vergue et là on l'étend sur une planche aux deux extrémités de laquelle on l'attache par les pieds et les mains. Du côté de la tête il y a une corde qui répond à une poulie suspendue à l'un des bouts de la vergue, ensuite trois ou quatre matelots hissent cette corde le plus promptement qu'ils peuvent, jusqu'à ce qu'ils aient guindé le patient à la hauteur de la vergue, après quoi ils lâchent la corde tout à coup et le précipitent dans la mer, avec d'autant plus de rapidité qu'ordinairement on attache un boulet à la partie inférieure de la planche. Ce supplice se réitère, jusqu'à trois, quatre et cinq fois, selon que la sentence le porte. Ce châtiment est rendu public par un coup de canon qu'on tire pour avertir tous ceux de la flotte ou de l'escadre d'en être les spectateurs, et au même instant on hisse le pavillon d'exécution au mât de misaine; amusement chez les Goths, les Celtes, au contraire, le mettaient au rang des supplices les plus rigoureux. Les allemands l'infligeaient aux vagabonds, donné aux femmes de mauvaise vie à Marseille et à Bordeaux.


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