•  

    Date du 19 juillet 1870
    au 29 janvier 1871
    Lieu France et Allemagne
    Casus belli Dépêche d'Ems
    Issue Victoire allemande
    Annexion de l'« Alsace-Lorraine » par l'Allemagne
    Proclamation de l'empire allemand
    Chute de l'empire françaiset capture de Napoléon III

     

    Belligérants
     Empire français, puis
     République française
     Confédération de l'Allemagne du Nord
    drapeau du Royaume de Prusse en 1803 Royaume de Prusse1
     Royaume de Bavière
     Grand-duché de Bade
     Royaume de Wurtemberg

     

    Commandants
    Napoléon III
    puis Louis Jules Trochu
    Léon Gambetta
    Guillaume Ier
    Otto von Bismarck
    Helmuth von Moltke
    Forces en présence
    900 000 hommes 1 200 000 hommes

     

    Pertes
    139 000 morts
    143 000 blessés
    320 000 malades
    475 000 prisonniers
    44 781 morts
    89 000 blessés
    300 000 malades

     

    Batailles
    Wissembourg (08-1870) – Forbach-Spicheren (08-1870) – Wœrth (08-1870)– Borny-Colombey (08-1870)– Mars-la-Tour (08-1870) – Siège de Toul (08-1870) –Gravelotte (08-1870) – Siège de Metz (08-1870) –Siège de Strasbourg (08-1870) – Beaumont (08-1870)– Noisseville (08-1870) – Sedan (08-1870) – Siège de Paris (09-1870) – Bellevue (10-1870) – Châteaudun (10-1870) - Dijon (10-1870) - Siège de Belfort (11-1870) – Bouvet et Météor (navale) (11-1870) –Coulmiers (11-1870) - Amiens (11-1870) – Beaune-la-Rolande (11-1870) – Orléans (12-1870) – Loigny (12-1870) – l'Hallue (12-1870) – Bapaume (01-1871) -Villersexel (01-1871) – Le Mans (01-1871) – Héricourt (01-1871) – St-Quentin (01-1871)

    La guerre-Franco-Allemande qui dura du 19 juillet 1870 au 29 janvier 1871, parfois appelée guerre franco-prussienne, opposa le Second Empirefrançais au royaume de Prusse et ses alliés (allemands). Le conflit marqua le point culminant de la tension entre les deux puissances, résultant de la volonté prussienne de dominer toute l'Allemagne, qui était alors une mosaïque d'États indépendants. La défaite entraîna la chute de l'Empire français et la perte pour le territoire français de l'« Alsace-Lorraine ».

     

    L'exploitation de la fébrilité de la France

    Monument commémoratif de la Dépêche d'Ems à Bad Ems, Allemagne

    La candidature, le 21 juin 1870, du Prince franco-allemand Léopold Hohenzollern-Sigmaringen au trône d'Espagne, vacant depuis larévolution de septembre 1868, est l'élément déclencheur de la guerre. Le 6 juillet, le duc de Gramont,ministre des Affaires étrangères, annonce que la France s'oppose à cette candidature. Le 12 juillet, Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen retire sa candidature, selon la déclaration de son père le Prince Antoine. Le 13 juillet, alors que la France lui demande, par l'intermédiaire de son ambassadeur Benedetti envoyé auprès de lui dans la ville d'eaux d'Ems, de garantir le retrait de Léopold, le roi Guillaume de Prusse, agacé, fait confirmer la renonciation du prince, en ajoutant qu'il « n'a plus rien d'autre à dire à l'ambassadeur ».

    Cependant son télégramme (la dépêche d'Ems), relatant son entretien avec l'ambassadeur de France, est réécrit par le Chancelier de Prusse Von Bismarck (même si Léopold s'est bien retiré), pour laisser croire à un congédiement humiliant de l'ambassadeur de manière à provoquer l'indignation des Français. Le premier ministre cherche en effet à abaisser la France, dont la position diplomatique est un obstacle pour souder les États allemands et ouvrir la voie à l'unité allemande. Or, après le succès en 1866 de la bataille de Sadowa lors de la guerre austro-prussienne et la rebuffade de la crise luxembourgeoise (1867), embarrasser la diplomatie française, plus qu'une nouvelle guerre victorieuse, lui apparaît comme le moyen le plus efficace d'atteindre son but. Même s'il ne cherche pas forcément la guerre, le chancelier Von Bismarck est bien informé des réalités de l'armée française, vieillissante, fort peu préparée à une guerre européenne, démoralisée par le désastre de l'expédition au Mexique (soldats mal équipés, mauvais positionnement des dispositifs, absence de chefs de valeur). Il sait en conséquence qu'une guerre pourrait servir les objectifs allemands de la Prusse.

    La presse parisienne dénonce l'affront. La mobilisation, arrêtée secrètement le 13 juillet, est signée le 14. Le 15, elle est approuvée par le Corps législatif. Malgré les ultimes avertissements d'Adolphe Thiers ("Vous n'êtes pas prêts !", criait-il aux parlementaires belliqueux), le Corps législatif français vote aussi les crédits de guerre. Le 16 juillet, le maréchal Bazaine est placé à la tête du 3e corps de l'Armée du Rhin. Il reçoit autorité sur les armées des généraux Frossard et Ladmirault ainsi que sur la Garde impériale.

    Le général Chabaud-Latour est chargé de la défense de la capitale. Des travaux sont entrepris au fort du Mont-Valérien, aux forts de Montrouge, de Bicêtre, d'Ivry, de Vanves, d'Issy, puis le 3 août aux forts de l'Est, et à Saint-Denis ; plus d'une vingtaine deredoutes sont construites. Le 17 juillet, lors d'un rassemblement populaire d'étudiants et d'ouvriers à la BastilleÉmile Ollivier, poussé par l'opinion publique, déclare la guerre à la Prusse (la déclaration sera officielle deux jours plus tard). Le 19 juillet, Émile Ollivier, devant le Corps législatif, dit accepter la guerre « d'un cœur léger ». Les États allemands prennent alors parti pour la Prusse qui paraît agressée. Napoléon III, pacifiste mais malade, laisse faire. Le 19 juillet, la France déclare la guerre à laPrusse. Cette décision provoque un rassemblement enthousiaste des Parisiens devant le palais des Tuileries. Peu se rendent compte que l'armée française est mal préparée à cette guerre.

    Armements et troupes

    « Nous sommes prêts et archiprêts. La guerre dût-elle durer deux ans, il ne manquerait pas un bouton de guêtre à nos soldats. », déclaration d'Edmond Le Bœufmaréchal de France et ministre de la Guerre, à la chambre des députés le 15 juillet 18702.

    Fusils

    Le Chassepot modèle 1866 français, avec une munition de11 mm, a une portée utile de 150 mètres qui est nettement supérieure à celle du fusil Dreyse allemand. Ce dernier a une munition de 15 mm qui est moins puissante et moins précise. Par surcroit, l'effet vulnérant de la balle Chassepot était dévastateur. Plus de 80% des pertes infligées aux troupes adverses en 1870-71 ont été imputées, après la guerre, aux effets du fusil Chassepot.

    Pistolets

    Le Lefaucheux 12 mm marin est un pistolet français employé durant le conflit de 1870 utilisant des cartouches de 12 mm à broches. Son rechargement est lent du fait de sa conception. En effet, la portière de rechargement ne permet d'insérer qu'une seule cartouche à la fois.

    Artillerie

    Une batterie française pendant la guerre de 1870.

    Le canon Kruppprussien en acier se charge par la culasse, tandis que son homologue français est en bronze et se charge par la bouche. Ces avantages sont cependant limités par la qualité du métal et les deux types de canons sont rayés. Par contre, la cadence de tir du canon Krupp est nettement supérieure et la portée du canon Krupp est de 6 km contre 4 km pour les canons français. La supériorité prussienne vient aussi de l'utilisation d'obus percutants plutôt que fusants. Le canon de campagne français ou« Pièce de 4 » utilisait surtout des obus fusants plûtot que percutants, avec seulement trois distances d'éclatement possibles. Cette infériorité technique greva la « Pièce de 4 »d'une infériorité rédhibitoire par rapport aux effets du canon Krupp. L'infériorité de l'artillerie française, d’après le général Suzanne, directeur de l’artillerie en 1870, découlait aussi du mode d'emploi de l’artillerie : dispersion excessive de l'artillerie avec absence de grande batteries, duel avec l’artillerie adverse avec pour seul résultat d'attirer sur elle une concentration des batteries ennemies. Une seule grande batterie fut constituée par le colonel de Montluisant à Saint-Privat le 18 août. Elle infligea de fortes pertes à la garde prussienne.

    Enfin, il faut citer les canons à balles de Reffye, ces mitrailleuses qui tiraient environ 75 coups à la minute. Chaque fois que les officiers, commandant ces batteries de mitrailleuses à 6 pièces, comprennent qu’il valait mieux ne pas engager la lutte contre l’artillerie adverse mais contre l’infanterie, des résultats spectaculaires sont obtenus. Il semble même que la majorité des pertes prussiennes infligées par l'artillerie française leur soit imputable.

    Cavalerie

    La guerre franco-allemande (contrairement à la guerre de sécession qui avait vu une remarquable utilisation de la cavalerie) marque le déclin irrémédiable de cette arme en Europe qui avait dominé les champs de bataille pendant 150 ans. La cavalerie française était inférieure à celle des Prussiens, surtout dans le domaine de la reconnaissance.L'artillerie prussienne (obus percutant) et les fusils tels que le Chassepot français et le Dreyse prussien rendaient les charges d'autrefois inefficaces.

    Troupes

    Gardes nationaux, Gardes mobiles, Pompiers et Volontaires français en 1870

    Au début du conflit, la France dispose de 265 000 soldats réunis dans l'Armée du Rhin contre 500 000 soldats prussiens auxquels s'ajoutent les forces de quatre États allemands du sud, soit un total de 800 000 soldats3. La mobilisation terminée, les troupes françaises comptent 900 000 soldats contre 1 200 000 soldats allemands et prussiens.

    .

    Une victoire sans appel de l'Allemagne

    Mal préparés, très inférieurs en nombre et très mal commandés, les Français sont sévèrement battus dans plusieurs batailles, où ils font cependant quelquefois preuve de panache : menacé d'encerclement par l'armée du Kronprinz à Frœschwiller, Mac Mahon sacrifie sa cavalerie pour dégager un axe de retraite versMetz et Verdun.

    À la bataille de Frœschwiller-Wœrth, les régiments cuirassierschargent héroïquement dans Frœschwiller et dans Morsbronn où ils sont écrasés par les coalisés : des premier et deuxième régiments de cuirassiers il ne restera que peu de survivants4.

    Napoléon III et Bismarck, le 2 septembre1870 à Donchery, entrevue après la bataille de Sedan d'après Wilhelm Camphausen.
    Les dernières cartouches, tableau d'Alphonse de Neuville de 1873Note 2.

    Le 2 septembre, à labataille de Sedan, l'empereur françaisNapoléon III capitule avec :

    • 39 généraux
    • Entre 70 000 et 100 000 soldats,
    • entre 419 et 650 canons
    • entre 6 000 et 10 000 chevaux
    • 553 pièces de campagne et de siège
    • 66 000 fusils

    Cela entraîne deux jours plus tard, à Paris, une révolution sans violence et la création d'un gouvernement de défense nationale.

    Une nouvelle défaite française écrasante a lieu à Metz, où le maréchal Bazaine capitule le 19 octobre, livrant

    "Discussions sur la guerre dans un café parisien", paru dans The Illustrated London News le 17 septembre 1870

    À Paris, on proclame la déchéance de l'empereur et laTroisième République. Le général Trochu etGambetta tentent de réorganiser ce qui reste des armées françaises en déroute pour repousser les forces prussiennes qui assiègent rapidement Paris.

    Ce qui reste des armées françaises tente de résister et parvient à faire reculer l'ennemi, notamment sur la Loire. Mais, très affaiblies, elles doivent battre en retraite sur tous les fronts. Face à la déroute, le gouvernement de la Défense nationale, demande l'armistice. Après les élections législatives, 400 députés votent pour l'arrêt de la guerre contre 200 républicains décidés à continuer le combat.

    Un armistice est signé le 28 janvier 1871, dix jours après la proclamation à Versailles, de Guillaume comme empereur allemand. La stratégie de Bismarck est une réussite.

    Les pertes humaines

    Cette guerre fait 44 000 morts dans les rangs de l'armée allemande soit 14 % des effectifs, (dont la moitié de maladie), 128 000 blessés et 100 000 malades.

    Elle coûte à la France 139 000 morts (au combat ou de maladie), 143 000 blessés et 320 000 malades. Ces chiffres comprennent aussi les civils touchés par les bombardements, la famine et les tragédies telle celle du camp de Conlie.

    La variole a aussi décimé les rangs des deux armées. Cependant, les Prussiens, qui connaissaient l'efficacité du rappel antivariolique, ont eu nettement moins de pertes dues à cette maladie. En effet, sur 8 500 Prussiens contaminés, 450 en sont morts (5%), alors que les Français qui ne connaissaient pas la nécessité du rappel du vaccin ont eu 125 000 contaminations et 23 500 décès (19%).

    Cependant, la Garde nationale et les ouvriers de Paris refusent d'accepter la défaite, critiquant le gouvernement conservateur pour n'avoir pas su organiser une résistance nationale efficace. Ils prennent le contrôle de la capitale le 18 mars, mettant en place un gouvernement insurrectionnel : la Commune de Paris. Avec l'accord tacite des Prussiens, elle est combattue puis écrasée lors de la « Semaine sanglante » (21-28 mai) par le gouvernement d'Adolphe Thiers, réfugié à Versailles.

    Le traité de paix

    Signature du traité de paix préliminaire, à Versailles, le 26 février 1871

    Le traité de paix préliminaire franco-allemand, signé àVersailles le 26 février, est confirmé par letraité de Francfort du 10 mai 1871.

    La France doit rendre à l'Allemagne lesterritoires annexés par Louis XIV en 1681 ainsi que Metz, française depuis 1552, soit les quatre anciens départements de l'Alsace-Lorraine (Haut-Rhin sauf BelfortBas-Rhin, une très grosse partie du département de la Moselle, une grosse partie du département de la Meurthe et une toute petite partie du département des Vosges qui constituent jusqu'en 1919 la province allemande d'Alsace-Lorraine) et payer une indemnité de guerre de 5 milliards de francs or. Les troupes allemandes occupent une partie de la France jusqu'à ce que le total des indemnités soit versé en septembre 1873.

    L'annexion devait concerner la Moselle et l'Alsace dont leterritoire de Belfort, mais étant donné la bravoure des troupes françaises du colonel Pierre Philippe Denfert-Rochereau lors dusiège de Belfort, ce territoire resta à la France en contrepartie d'autres territoires lorrains (les villages correspondant au champ de Bataille de Saint Privat : « le tombeau de ma garde » disaitGuillaume Ier de Prusse).

    Conséquences de la guerre

    La guerre unit tout l'Empire allemand sous la couronne prussienne, et la France devient en septembre 1870 unerépublique, au sein de laquelle la mémoire de la Commune de Paris divisera longtemps la droite et la gauche. Une conséquence indirecte de la guerre est que les États pontificaux, qui ne sont plus sous protection française, sont annexés (le20 septembre 1870) par l'Italie, complétant l'unification du pays. L'Allemagne décide aussi d'annexer l'Alsace et la Moselle, qui demeureront allemandes jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale.

    La conséquence immédiate de la guerre de 1870 est l'avènement de l'Allemagne bismarckienne qui va dominer seule l'Europe continentale pendant près de 30 ans et faire que la France, diplomatiquement isolée, en soit évincée. Mais demeure en France le sentiment d'une revanche à prendre, animant plus que jamais le nationalisme, qui s'amplifie jusqu'en 1914 (Première Guerre mondiale).


    votre commentaire
  • Construite autrefois au milieu de ce qui était l'une des plus vastes forêt du Cotentin, la forêt de Gavray, l'abbaye de Hambye coule des jours paisibles dans un vallon verdoyant arrosé par une gentille rivière de la vallée de la Sienne. Calme et recueillement assurés pour méditer sur les malheurs de l'époque.

    L'abbaye fut fondée entre le milieu du XIIème siècle et le XIIIème siècle par Guillaume Paisnel, seigneur d'Hambye, en 1145 sur ses terres. Ce sont des moines bénédictins de l'abbaye de Tiron dans le Perche, qui viendront s'y implanter du XIIème siècle à la Révolution.

    Les papes, les rois d'Angleterre et les ducs normands contribuèrent à son essor. Elle connut son apogée aux XIIIème et XIVeme siècles. Le déclin vint ensuite lentement. Au XVIIeme siècle, il ne restait plus qu'une poignée de moines sans moyens. La Révolution mit un point final à ce déclin et malheureusement comme beaucoup d'édifices religieux, l'abbaye servira de carrière de pierre. Les ruines actuelles permettent cependant de bien s'imaginer quelles étaient les dimensions de l'édifice originel. Un peu plus de 60 m de long pour 23 m de hauteur.

    On remarquera, au centre du chœur, les tombeaux de Jeanne Paisnel et de Louis d'Estouville. Le cloître a subi également les outrages du temps et des destructions; comme l'ensemble des bâtiments conventuels, il est construit sur un plan de type bénédictins. Parmi ceux-ci, on admirera surtout la salle du chapitre, très harmonieuse dans ses proportions.

    Abbaye de Hambye
    D 51 - 50650 Hambye
    Ouvert d'avril à octobre, tous les jours (sauf le mardi pour les bâtiments conventuels) de 10h à 12h et de 14h à 18h. Fermeture des guichets une demi-heure avant.


    votre commentaire
  • Au retour de la seconde croisade en 1149, à la suite d'un vœu pour échapper à un naufrage en mer, le comte Waleran de Meulan fit bâtir une abbaye. Elle est aussi appelée Notre-Dame du Voeu. Le 18 Février 1156, le pape Adrien IV donna l'investiture à l'abbaye qui fut rattachée à celle de Mortemer.

    L'abbaye cistercienne du Valasse présente de jolies salles gothiques et une façade remarquable de style classique. Malheureusement, l'abbaye fut en partie détruite pendant la guerre de Cent Ans et plus tard elle servit de laiterie.

    L'abbaye du Valasse se visite (sur demande) et de nombreuses soirées thématiques y sont organisées l'été.

     


    votre commentaire
  •  

    Sur un édifice construit au VIIème. siècle et détruit par les Vikings se sont accumulés des siècles d'architecture et de décoration.

    Au XIIè siècle, les ducs de Normandie (qui devinrent rois d'Angleterre) décidèrent sa reconstruction après un grand incendie. L'abbatiale de La Trinité devint alors l'un des centres les plus importants de réforme de l'institution monastique. Imposante et austère, elle est un bel exemple du style gothique primitif normand.

    On peut voir aujourd'hui un superbe portail, une nef de 127 m, une tour lanterne, un autel en marbre blanc sculpté et parmi toute une série de petites chapelles du XVIè siècle, une chapelle axiale dédiée à la vierge en gothique flamboyant du XVè siècle. La façade fut reconstruite au XVIIIè siècle. L'édifice est célèbre pour renfermer la "relique du précieux sang".

    Le lieu sacré accueille chaque année en juillet et août un magnifique festival de musique classique avec une programmation à destination d'un large public.

    Relique du précieux sang :
    Après la crucifixion du Christ, Nicodème, recueille le corps et voit son gant se recouvrir d'un peu de sang. Il garde précieusement cette relique qu'il cède à son neveu Isaac à sa mort. Celui-ci en fait un objet d'adoration et lui attribue la raison de sa richesse. Sa femme le dénonce aux autorités religieuses pour idolâtrie, mais il n'est pas puni. Par contre, il est l'objet de nombreuses jalousie et préfère partir. Il se rend à Sidon avec sa relique. Quelques temps plus tard, les romains menacent d'envahir le pays. Issac veut protéger son précieux bien et le camoufle dans deux capsules de plomb qu'il place dans un tronc de figuier au bord de la mer. Mais le figuier est rongé par la mer et Isaac décide de laisser partir sa relique à la mer. Le tronc du figuier se retrouve à Fécamp auprès d'une fontaine mais il est enseveli sous la vase. Un ange révèle son existence et la légende du précieux sang se perpétue.

    Palais ducal

    Ces ruines médiévales situées en face de l'abbatiale sont les restes du palais des ducs de Normandie, fondé au XIè siècle. Le roi Henri II Plantagenêt transforme cet endroit en véritable forteresse militaire, au XIIè siècle, dans le but de rendre jaloux le roi de France. Mais en 1204, le duché est finalement annexé au royaume de France.

     

    Abbatiale de La Trinité, en juillet et en août visites guidées les jeudi et dimanche.
    Visite guidée sur rendez-vous toute l'année.


    votre commentaire
  • Guillaume le Conquérant décida la construction de l'abbaye, vers 1060, pour se réconcilier avec le Vatican.

    L'abbaye aux hommes est devenue en 1965 la mairie de Caen. Entre temps, elle avait été lycée impérial en 1804 puis collège royal en 1814. En 1892, elle reçoit le nom de Lycée Malherbe qu'elle conserve jusqu'en 1961.

    Abbaye aux Hommes - Esplanade Jean-Marie Louvet
    Ouvert tous les jours de 8h15 à 12h et de 14h à 19h30.

    Abbatiale

    L'église Saint-Etienne renferme le tombeau du duc Guillaume qui a été profané lors des guerres de religion. Le chœur gothique du XIIIè siècle s'harmonise avec le style roman de l'ensemble du XIè siècle.

    Bâtiments conventuels

    Dans ces murs sont installés les services de la mairie. La visite permet de découvrir, entre autre, les boiseries sculptées du XVIIIè siècle, les peintures qui ornent les salles, une collection de coiffes traditionnelles normandes et un pressoir à cidre en parfait état sous l'ancien réfectoire.

    Abbaye aux Dames - Caen

    Alter ego de l'abbaye aux Hommes puisque sa construction fut entreprise par la femme de guillaume, la non moins fameuse Mathilde, quelques années avant celle aux Hommes et pour le même motif.

    L'abbaye aux dames regroupe l'église de La Trinité, les bâtiments conventuels et le parc d'Ornano. Après avoir servi d'entrepôt à fourrage et de logement de troupes sous la révolution, d'abri aux mendiants sous l'Empire et d'hospice à partir de 1908, elle est depuis 1983 le siège du Conseil Régional de Basse-Normandie.

    Abbaye aux Dames - place Reine Mathilde
    Visites guidées gratuites tous les jours à 14h30 et 16h00.

    Abbatiale

    De style roman, l'église de La Trinité fut bâtie entre 1060 et 1080. Elle abrite en son chœur le tombeau de la Reine Mathilde et une crypte, Saint-Nicolas-sous-la Terre, offrant à la visite ses 16 colonnes et le mystère de son utilité.

    Bâtiments conventuels

    Construits au XVIIIè siècle ils sont accolés à l'abbatiale. Les salles et le cloître entièrement restaurés servent aujourd'hui de lieux de réception et d'exposition. Le 1er étage abrite les services du Conseil Régional.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique