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    creation par les éléves de 3e EA, 2012 / 2013


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  • La loi des Bavarois dit : Si quelqu'un en tirant sur les oiseaux de proie,qui dévorent un cadavre, blesse ce lui-ci, il paiera douze écus. Loges Bavariorum tit. 18 !

    En Angleterre les criminels ont le droit de vendre leur cadavre à un chirurgien. On rapporte qu'un individu convaincu d'un crime fit venir un chirurgien et après bien des débats il obtint deux guinées de sa personne. Quand il les eut reçues, il partit d'un éclat de rire. Le chirurgien surpris en demanda la raison. C'est dit le criminel en se tenant les côtés que tu m'as acheté comme un homme qui doit être pendu mais tu seras bien attrapé car je dois être brûlé !

    Un accusé, traduit à la barre de la chambre des députés pour des invectives lancées contre quelques membres, fut condamné à demander pardon à genoux. Ce qu'il fût obligé de faire aussitôt car il n'existe aucun recours en appel contre les décisions de la chambre; au moment où il se relevait, il s'écria, en essuyant ses genoux : Fut-il jamais de chambre plus sale que celle ci !

    Un de nos anciens historiens raconte qu'un roi de la première race, Gontran, fit attacher à un poteau et assommer à coups de pierres un de ses chambellans qui avait chassé et tué un buffle mais c'est un acte de brutalité sans aucun rapport avec l'exercice habituel de l'autorité.

    C'est ce qui a fait dire à Racine :
    Les déserts autrefois peuplés de sénateurs
    Ne sont plus habités que par leurs délateurs.

    Le divorce dit Voltaire est probablement de la même date à peu près que le mariage. Je crois pourtant que le mariage est de quelques semaines plus ancien, c'est-à-dire qu'on se querella avec sa femme au bout de quinze jours, qu'on la battit au bout d'un mois et qu'on s'en sépara après six semaines de cohabitation. Le après mariage est malheureusement de toutes les choses sérieuses, celle qui prête le plus à la plaisanterie !


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  • C'était un genre de punition en usage chez les Romains. Quand une légion s'était révoltée, qu'elle avait fui lâchement, avait perdu ses enseignes, ou avait consenti un traité honteux, comme il n'était pas possible de faire mourir tous les coupables, on les décimait par le sort. On écrivait leurs noms sur de petites tablettes qu'on mettait dans un casque, ou dans une urne; celui de qui le nom était tiré le dixième était mis à mort et ainsi de suite de dix en dix. La décimation a été pratiquée en France dans plusieurs cas, entre autres sur la garnison de Trêves en 1675, elle avait capitulé et rendu la place contre les ordres du maréchal de Créqui qui la commandait.

     - Défloration

    Le respect que les anciens avaient pour les vierges ne permettait pas qu'on les envoyât au supplice sans qu'elles eussent été déflorées. C'est par cette raison, que suivant le témoignage de Tacite, le bourreau viola dans la prison la fille de Séjan avant de la faire mourir. Voltaire dit a ce sujet, dans son Dictionnaire philosophique, que ce n'est pas parce qu'une fille était vierge qu'on ne pouvait pas la punir mais que la loi portait qu'on ne punirait pas de mort les enfants. La fille de Séjan était enfant, elle fut suppliciée. Contre les lois, le bourreau qui commit les deux crimes abominables, de déflorer une fille de huit ans et de l'étrangler ensuite méritait d'être un des favoris de Tibère.

    - Enterrer vif

    Une chronique de Louis XI nous apprend qu'en 1460 la nommée Perrette Maugé fut condamnée à ce genre de supplice par un arrêt confirmatif d'une sentence rendue contre elle par le prévôt de Paris pour avoir commis plusieurs larcins et recels. Lors de la prononciation de son arrêt, elle déclara qu'elle était grosse on la fit visiter par ventrières et matrones, et sur le rapport de ces femmes que c'était une fausse allégation. elle fut enterrée toute vive devant le gibet de Paris qu'on appelait le gibet de Montigny.

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    (Sources : Les annales du crime, dictionnaire de la pénalité dans toutes les parties du monde connu, Voltaire, Brantôme, usages et coutumes (Demeunier), moeurs et coutumes des peuples, Musée des Supplices, Jurisprudence: A-Bayonne).


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    decapitation

     

    Ce supplice parait être naturalisé en Orient plutôt que partout ailleurs. En Chine et au Japon il est usité de temps immémorial mais on l'inflige seulement au peuple, on présume bien, que par cela seul, il est ignominieux. A la Chine, surtout la décapitation, passe pour le plus infâme de tous les supplices parce que la tête qui est la partie principale de l'homme est séparée du tronc et que le criminel ne conserve point en mourant son corps tel qu'il la reçue de la nature. La décapitation a toujours été en usage dans la Perse. Les Romains l'exécutaient de deux manières, par la hache selon l'ancien usage, more majorum, comme périrent les fils de Brutus; c'était l'ouvrage des licteurs; il n'avait rien de déshonorant, celle par l'épée, comme mourut dit-on l'apôtre des Gentils, c'était le bourreau qui l'infligeait ,il était infamant.

    Les Romains paraissent être les premiers qui se soient servis de la hache pour couper la tête. Il faut pour endurer ce supplice que le patient soit couché, mais on sait que les licteurs frappaient de verges le criminel jusqu'à ce qu'il tombât à terre de faiblesse, c'était alors qu'ils se servaient de leur hache. Cette arme est en effet très propre à diviser les parties du corps mise au bout d'un bâton qui lui sert de levier, elle acquiert une force considérable. Cette force est ramassée dans un point donné et frappe également. Le sabre, au contraire, n'offre pas le même avantage; il ne tient rien de la mécanique, sa lame coupe sur tous les points de sa surface, mais avec une différence sensible pour l'amputation. C'est au milieu juste de la lame, entre le fort et le faible, que se trouve son jeu. Dirigé cependant par une main sûre il tranche rapidement. Muley, roi de Tunis, en montant à cheval abattait d'un seul coup la tête de son écuyer.

    Les nègres de la côte d'Afrique savent aussi manier le sabre avec beaucoup d'habileté et ils abattent une tête d'un seul coup.

    Les Mandrucins, qui donnent leur nom à une province du Brésil, sont les naturels du pays les plus redoutés. Les autres tribus les appellent Paikice, c'est-à-dire coupe-tête, parce que ces indigènes sont dans l'usage de décapiter les prisonniers qui tombent en leur pouvoir et d'embaumer leurs têtes de manière qu'elles se conservent pendant de longues années, comme si on venait de les couper depuis peu d'instants. Ils décorent leurs cabanes de ces horribles trophées et celui, qui en possède jusqu'à dix, peut être élu chef de tribu. La hache était une arme guerrière.

    Les Romains s'en servaient dans les combats mais moins habilement que les Daces, les Sarmates, les Marcomans les Bons, et les Goths. C'était la francisque des Gaulois, leur adresse était extrême. Néanmoins ils décapitaient moins qu'ils ne fendaient. On sait que Clovis fendit la tête d'un soldat qui lui avait refusé un vase précieux. La décapitation était usitée dans les Gaules, elle se faisait tantôt avec la hache, tantôt avec l' épée.

    En France, ce supplice fut toujours rare parce qu'il était réservé aux nobles. Richelieu fit tomber plus de têtes par le tranchant du glaive qu'on n'en avait abattu depuis l'origine de la monarchie. Le bourreau s'exerça assez longtemps pour y acquérir de l'habileté, cette habileté est purement individuelle et le fruit de l'habitude. On vit au supplice des malheureux de Thou et Cinq Mars un exemple effrayant de maladresse. Cinq Mars fut décapité le premier et d'un seul coup de hache. De Thou, monté sur l'échafaud, avoua qu'il avait peur de la mort et que le corps de son ami étendu à terre le troublait, il demanda un mouchoir, on lui en jeta un, l'exécuteur lui banda les yeux. De Thou le pria de ne pas le manquer, mais le premier coup porta à faux, le bourreau troublé ne put le décapiter qu'au onzième. Il arriva un événement à peu près semblable au commencement du règne de Louis XIV à l'exécution de madame Tiquet.

    En Angleterre, les exécutions sont plus promptes et plus sûres; on y décapite avec la hache. Le patient, couché de toute sa longueur, pose sa tête sur un billot qui n'a que,six pouces de hauteur. Il est bien bas dit Charles 1er - C'est l usage répondit le bourreau. On décapitait en Italie, et ce supplice est encore aujourd'hui en usage en Allemagne. Les exécuteurs y sont d'une grande prestesse? Ils se servent d'un damas.

    En France on se sert aujourd'hui pour la décapitation d'un instrument dont on retrouve une image imparfaite en Perse et dans la Grande Bretagne, la guillotine.


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  • Coffre

    Au Japon deux jeunes filles furent enfermées jusqu'à la mort dans un coffre hérissé de pointes de fer; l'une pour avoir eu quelque intrigue de galanterie, l'autre pour ne l'avoir pas révélé. Le roi de Maroc Mouley Ismaêl, qui exerçait d'épouvantables cruautés contre ses femmes, leur faisait quelquefois placer la gorge sur le bord d'un coffre ouvert dont par son ordre deux eunuques faisaient retomber le couvercle avec violence.

    - Congrès

    Servait à vérifier la virilité de monsieur ! Presque toujours, il perdait son procès ce qui faisait dire à Boileau : Jamais la biche en rut n'a pour fait d'impuissance Traîné du fond des bois un cerf à l'audience Et jamais juge entre eux ordonnant le congrès De ce burlesque mot n'a sali ses arrêts. Un mari fut condamné à se séparer de sa femme comme coupable d'impuissance et condamné pour avoir fait un enfant à sa servante. Enfin cette révoltante épreuve fut bannie des tribunaux le 18 février 1667, elle fut abolie par un arrêt du parlement sur le plaidoyer du président de Lamoignon alors avocat général.

     - Corps allumé

    Sefi II schah de Perse qui prit le nom de Soliman était souvent ivre et dans son ivresse il se livrait à des cruautés inouïes. Il paraît que son naturel sanguinaire s'était annoncé bien avant qu'il commençât à s'adonner à l'ivrognerie. Au commencement de son règne, il avait par un singulier caprice, ordonné qu'une de ses favorites, qu'il avait beaucoup aimée jusqu'à ce moment, fût mariée sur le champ à quelqu'homme vil et de la lie du peuple. Le premier qu'on rencontra était le fils d'un blanchisseur de la cour. Le mariage se fit selon l'usage sans se voir. L'ancienne favorite trouva ce jeune homme à sa convenance et ils vécurent très bien ensemble. Le père du nouveau marié étant venu à mourir, celui-ci demanda l'office de son père. Le schah le fit venir et lui dit : Lorsque tu épousas, par mon ordre, cette belle fille quelle fête fis-tu en réjouissance ? 0 puissant prince, répondit-il, je suis un pauvre homme; je n'eus pas le moyen de faire une illumination. Quoi! dit le schah, ce chien ne fit point d'illumination à une si grande fortune ! Qu'on fasse illumination de son corps. On étendit ce malheureux, sur une planche, couché sur le dos et on l'y attacha, on lui fit, dans les chairs, des trous sans nombre à mettre le petit doigt avec une pointe de poignard; on les remplit d'huile, on plaça une petite mèche au milieu, on les alluma toutes à la fois et l'infortuné expira au milieu des plus horribles tourments.

     - Côte percée

    Chez les Romains, comme chez les Hébreux, le supplice de la croix était terminé par un coup de lance dans le côté. Jésus Christ expira après avoir en le côté percé.

     - Cyphonisme

    Il consistait à être frotté de miel et exposé au soleil à la piqûre des mouches et des guêpes. Cela se faisait de trois manières ou l'on attachait simplement le patient à un poteau ou on le suspendait en l'air dans un panier, ou on l'étendait à terre les mains liées derrière le dos. La dénomination de ce supplice vient d'un mot grec qui signifie poteau ou épieu auquel on attachait le patient ou le carcan qu'on lui mettait au cou, ou un instrument dont on se servait pour le tourmenter.
    Pratiqué par Erzsébet Báthory, la sanglante comtesse, sur quelques servantes. On enduit le corps de lait, de miel & de sucre, les guêpes, les mouches, les fourmis & autres vermines venaient se nourrir ; en mangeant ainsi une partie du condamné.


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