• Les vestales étaient à Rome chargées d'entretenir le feu sacré. Le plus grand crime qu'elles puissent commettre était de manquer à ce vœu de chasteté. On punissait même le soupçon d'une faiblesse. Une vestale fut condamnée à mort pour avoir prononcé avec un enthousiasme voluptueux les paroles suivantes : Moriar nisi nubere dulce est, et on jugea qu'elle était criminelle puisqu'elle souhaitait de le devenir et son arrêt fut prononcé. Le supplice qu'on leur infligeait est horrible; elles étaient enterrées toutes vives. Il y a dit Plutarque, auprès de la porte de la Colline, un caveau étroit ou on descendait par une petite ouverture et où l'on mettait un petit lit, une lampe allumée, et une légère provision de tout ce qui était nécessaire pour se nourrir, comme un pain, une cruche d'eau, un peu d'huile et un pot de lait, seulement pour ne pas offenser la religion en paraissant faire mourir de faim une personne consacrée avec les cérémonies les plus augustes et les plus saintes. Scrupule bizarre ! Ils craignaient de faire mourir d'abord de faim celle qu'ils enterraient toute vive et qui était forcée de mourir après sa provision consommée. On mettait la malheureuse vestale condamnée dans une litière bien fermée et couverte de toutes parts, afin qu'on ne pût pas même entendre ses cris et on la transportait en cet état à travers le forum. D'aussi loin qu'on apercevait cette litière, on se retirait pour la laisser passer, et on la suivait dans un profond silence avec toutes les marques de la plus grande tristesse. Il n'y avait point de spectacle plus horrible, point de jour plus affreux, ni plus lugubre pour Rome. Quand la litière était arrivée au lieu du supplice, les licteurs enlevaient les voiles qui l'enveloppaient et l'ouvraient. Le souverain pontife, après avoir fait certaines prières à voix basse et levé les mains au ciel, faisait sortir la vestale toute voilée; il la plaçait sur l'échelle par laquelle on descendait dans le caveau; après quoi il s'en retournait avec tous les autres prêtres. Cette malheureuse n'était pas plutôt descendue qu'on retirait l'échelle et qu'on refermait l'ouverture. On jetait ensuite beaucoup de terre afin de rendre le terrain uni. Il ne restait plus aucune marque du tombeau.

    Les Péruviens adoraient le soleil et ils attachaient, comme les Romains, la plus grande importance à la garde du feu sacré. On chargeait des vierges de ce soin et si l'une d'elles manquait à son vœu de chasteté, on l'enterrait vive, et on pendait son amant, on punissait d'un crime si énorme la femme du coupable, ses enfants, ses serviteurs, ses parents, tous les habitants de la ville où il demeurait, jusqu'aux enfants à la mamelle et on rasait la ville de fond en comble.

    Cheval

    Le voyageur Laloubère rapporte que les femmes du roi de Siam trouvent quelquefois le moyen de se faire des amants, et que la manière ordinaire dont ce prince les punit, est de les soumettre d'abord à un cheval qui est accoutumé à l'amour des femmes; après quoi il leur fait donner la mort. Au commencement du dix-septième siècle, lorsque les Japonais infligeaient aux chrétiens les plus horribles persécutions, une femme, ayant repoussé avec horreur son fils avec lequel on voulait lui faire commettre publiquement un inceste pour l'avilir et la déshonorer, fut saisie aussitôt on lui tint les bras et les mains et on la présenta à un étalon. Cette épouvantable scène se passait sous les yeux de son fils.

    En 1330, le fils d'Uladislas, roi de Pologne, nommé Casimir avait violé la fille du comte Félician et s'était enfui. Le père de l'infortunée assassina le roi à table pour se venger, il ne tarda pas à être arrêté; il fut attaché à la queue d'un cheval et traîné vivant dans les rues.

    En Bosnie les femmes des rayas reçoivent des coups de bâton pour des fautes très légères, on les frappe sur les cuisses, le dos, et le derrière après les avoir attachées tout habillées à la queue d'un cheval, les pieds en haut et la tête en bas.

    En France au quatorzième siècle un scélérat nommé Jourdain de Lille fut traîné à la queue d'un cheval avant d'être pendu. On prétend qu'en 1613 ou 1614, le roi Clotaire fit promener la reine Brunehaut autour de son camp et la fit attacher ensuite par les cheveux, par un bras et par une jambe à la queue d'un cheval indompté qui la traîna vivante sur les chemins, lui fracassa la tête sur les cailloux et la mit en pièces.


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  • Les Juifs faisaient quelquefois écraser des coupables sous des chariots armés de pointes de fer. David fit subir ce supplice aux Ammonites pris en guerre. En 562 Honorius fut dans une assemblée d'évêques nommé au siège de Saintes à la place d'Amélius évêque déposé. Il vint à Paris auprès de Charibert lui demander la confirmation de son élection. Ce roi le reçut avec colère, le fit chasser de son palais, le fit attacher sur un chariot rempli d'épines et en cet état l'envoya en exil. Philippe Auguste, ayant été vainqueur à la bataille de Bouvines donnée en 1214, fit prisonnier Ferdinand comte de Flandre. Ce roi voulut donner aux Parisiens le spectacle de son triomphe. Parmi plusieurs seigneurs captifs on remarquait à cette entrée triomphale le prince Ferdinand chargé de chaînes attaché sur un chariot traîné par quatre chevaux; devant l'illustre prisonnier, le peuple chantait ce distique inspiré pour la circonstance : Quatre ferranz bien ferrés Traînent Ferrant bien enferré. (Ce comte Ferdinand, que le vulgaire appelait Ferrand, fut enfermé au Louvre et y languit jusqu'à ce qu'il eût consenti à céder tous ses états au roi Philippe).


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    Dans le Canada, les Indiens sauvages sont dans l'usage de brûler leurs prisonniers, mais auparavant ils leur font souffrir mille morts. Ils introduisent des charbons ardents dans leurs plaies. Dans le royaume de Siam on fait subir un supplice horrible aux personnes convaincues d'irréligion et de profanation. Le coupable est garrotté et sa tête placée sur des charbons ardents est brûlée à petit feu. Au défaut de preuves écrites ou testimoniales l'accusé est quelquefois soumis aux épreuves de l'eau et du feu. La dernière est la plus rigoureuse on creuse une fosse longue de huit pieds et on la remplit de charbons ardents. L'accusé, les pieds nus, doit la parcourir trois fois. Si ses pieds n'offrent aucune brûlure, il est renvoyé absous ,dans le cas contraire il est puni comme coupable.

    En 1521, lorsque les Espagnols faisaient la conquête du Nouveau Monde, ils parvinrent à s'emparer de l'empereur du Mexique et de sa femme. C'est ce Gatimozin, devenu célèbre par les paroles qu'il prononça, lorsqu'un receveur des trésors du roi d'Espagne le fit mettre sur des charbons ardents, pour savoir en quel endroit du lac il avait fait jeter ses richesses, son grand prêtre, condamné au même supplice, poussait des cris, Gatimozin lui dit : Et moi suis je sur un lit de roses ?


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  • Chez les peuples germains du moyen âge on usait encore d'une ancienne punition dont on ne connaît pas trop l'origine. Lorsque quelques membres de la noblesse se livraient à la sédition, on les forçait à porter une chaise comme pour leur faire entendre qu-ils devaient se tenir en repos .M Tonnelay, dans les notes de sa traduction d'Hubidras, nous apprend qu'en Angleterre, pour corriger les femmes criardes et querelleuses, on les suspend, sur un endroit plein d'eau, assises dans une chaise soutenue par des cordes qui la font plonger à volonté. On appelle, ajoute-t il, cette chaise en anglais kicking stool.

     

    Chaise ardente

    Blandine, martyr de Lyon, fut la première à subir ce supplice barbare. Jourdan, de la maison des princes normands, se mit à la tête des peuples. Il fut livré à Henri VI qui le fit périr par un supplice qu'on croirait imité des tyrans fabuleux de l'antiquité; on l'attacha sur une chaise de fer brûlante, on le couronna d'un cercle de fer enflammé qu'on lui attacha avec des clous.

     

    Chambre chauffée

    A Rome, métropole des inquisiteurs, on raffinait sur les tortures; on faisait chauffer une chambre par des brasiers ardents. On rasait le patient et on ne lui laissait aucun poil sur toutes les parties du corps. Un poteau de la hauteur de trois pieds était posé au milieu de la chambre. Sa base était ronde et large et se terminait en pointe de diamant de la grandeur de l'ongle du pouce. Cinq cordes étaient attaché au plancher et deux autres aux deux côtés. Les premières servaient à élever le patient qui y était attaché par les quatre membres, et par le milieu du corps; celles des côtés servaient à conduire son corps et contribuaient à le placer à demi couché sur ce poteau en faisant porter exactement tout son corps sur l'anus : alors on fixait toutes les cordes afin qu'il ne balançât pas et que tout le poids appuyât uniquement sur la pointe du poteau. On approchait alors des brasiers ardents près du malheureux afin d'exciter la terreur au plus haut degré, on plaçait, vis à vis de lui, un miroir pour lui représenter son état et trop souvent sans doute l'horreur de sa situation lui arrachait l'aveu de fautes qu'il n avait sans doute pas commises.

     

    Chambre pavée de cuivre

    Un roi de la Corée, s'étant imaginé que sa sœur l'avait privé du repos au moyen d'un charme, la fit enfermer dans une chambre pavée en cuivre au-dessous de laquelle on alluma un grand feu.

     

    Chambre de punition

    Destinée aux prisonniers qui se rendent coupables de quelque faute, ou contravention au règlement sur les prisons. Le règlement général du préfet de police de Paris, en date du 26 janvier 1810, ordonne que les prisonniers, qui insultent le concierge ou autres employés, seront placés pendant deux jours dans la chambre de punition et que tout prisonnier jouant aux jeux de hasard y soit enfermé pendant trois jours ! (abolie ?!!!)


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  • Les peuples, qui sont le plus rapprochés de ce que quelques philosophes ont appelé l'état de nature, ont dans les supplices un raffinement de cruauté et de barbarie inconnu aux nations civilisées : s'il faut en croire quelques relations, les rois de Ceylan condamnent les criminels à manger leur propre chair et celle de leurs enfants avant de les faire dévorer par des chiens.


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