• Peu de choses subsiste de ce magnifique ensemble qu'était le chateau d'Alençon, seules les deux grosses tours massives du chatelet d'entrée, ainsi que la célébre Tour Couronnée à l'architecture inhabituelle sont encore debout.
    Le chateau, aujourd'hui utilisé comme prison devrait être libéré de ses obligations pour redevenir un musée.

     



     1113   Prise de la ville par Henri 1er Beauclerc, Roi d'Angleterre, et édification du chateau
     1592   Le chateau est démoli sur ordre d'Henri IV, seul le donjon est conservé.
     1782   Le donjon est détruit à son tour, suite à des travaux mal entrepris.
     1862   Le chateau est classé monument historique.

    Une forteresse alençonnaise
    Edifié par Pierre II, comte d’Alençon de 1361 à 1404, les ducs, ses successeurs, développèrent sa fortification jusqu’à couvrir l’actuelle place Foch.

    Il ne demeure qu’une partie de cette forteresse alençonnaise, mais le château en impose encore avec ses deux tours massives encadrant la porte de l’actuelle maison d’arrêt, et la tour couronnée à l’intérieur de l’enceinte.

    Histoire de la ville d'Alencon :
    Bien que la region d'Alencon ait connu un habitat des le neolithique, aucun vestige prehistorique n'a ete retrouve sur le site meme de la ville.

    A l'epoque gallo-romaine, il existait un passage a gue sur la Sarthe situe pres du pont actuel mais il faut attendre le 7eme siecle pour trouver mention du nom d'Alencon.

    Ce nom tire son origine de la fusion entre « al » et « uncus », ce qui signifie « dans le meandre ».

    En 911, Charles III cede la future Normandie au chef Viking, Rollon.
    Le territoire d'Alencon se situe entre le Maine et la Normandie. En 987, la seigneurie d'Yves de Belleme a laquelle appartient la ville recoit des mains du Duc de Normandie le statut d'independance. Il veut ainsi creer une zone tampon entre son duche et le Maine.

    La famille de Belleme reste a la tete d'Alencon jusqu'en 1221, avec un intermede entre 1113 et 1203, lorsque la ville est occupee par les anglais pendant les guerres anglo-normandes.

    En 1221, le comte d'Alencon est annexe par la couronne francaise.
    En 1269, le fils de Louis IX, Pierre 1er devient comte d'Alencon et a partir de cette epoque jusqu'a la Revolution, la ville sera toujours confiee traditionnellement a un fils d'un roi de France.

    En 1414, Alencon est elevee au rang de Duche.
    De 1417 a 1449, la ville est a nouveau occupee par les Anglais durant la Guerre de Cent Ans.
    En 1509, le duc d'Alencon, Charles IV epouse la sœur de Francois Ier, Marguerite de Navarre (dite egalement Marguerite d'Angouleme ou Marguerite de France).
    Femme a l'intelligence brillante, elle jouera regulierement un premier role dans la politique du pays, notamment lors de l'emprisonnement de son frere.

    En 1526, devenue veuve, elle epouse Henri II, roi de Navarre. Elle se tourne tres tot vers le protestantisme et c'est pourquoi Alencon va etre parmi les premieres villes accueillant cette religion et devenir un des sieges de la Reforme en France.

    En 1636, le duche est remplace par une Generalite faisant partie de la Normandie.
    La ville a toujours connu une grande prosperite et celle-ci sera renforcee au 17eme siecle lorsque la mode pour les dentelles va assurer la renommee mondiale de ses ateliers. De plus les orfevres alenconnais commencent a exploiter le quartz, connu sous le nom de « Diamant d'Alencon », qui se trouve dans les mines avoisinantes.

    La ville souffre tres peu durant la Revolution et continue a etre riche et paisible jusqu'a la premiere guerre mondiale lorsque la situation economique devient moins favorable pour ses industries.
    Durant la seconde guerre mondiale, Alencon subit de lourds bombardements et est occupee par les Allemands des le 17 juin 1940. elle sera la premiere ville francaise a etre delivree par une armee francaise le 12 août 1944.

    Apres ces periodes difficiles, Alencon retrouve un nouvel equilibre economique grace a l'installation de nouvelles industries comme Moulinex et la plasturgie.

     

    Historique du chateau d'Alençon

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  • Origine de la ville
    De simple gué sur la Sarthe à l’époque Gallo-Romaine, Alençon apparaît comme "bourg fortifié" au début du XIe siècle avant d’être érigée en duché deux siècles plus tard.
    Au XVe, la ville doit beaucoup à l’action, à la fois politique et spirituelle de Marguerite de Lorraine, veuve du duc d’Alençon.

    Alençon, domaine royal
    Au XVIe siècle, la ville est rattachée au domaine royal, après la mort de Marguerite de France (1492-1549) plus connue sous le nom de Marguerite de Navarre.
    Sœur de François 1er, elle épouse le duc Charles IV en 1509. Elle s’installe alors dans le château d’Alençon avec son mari et sa belle-mère, Marguerite de Lorraine. La duchesse tient alors à Alençon une cour exceptionnelle où brillent les plus grands esprits du moment.


    Vestiges des fortifications du chateau


    Marguerite de Lorraine

    Alençon et la réforme
    Première ville acquise aux idées calvinistes, Alençon devient rapidement un foyer de la Réforme. Les Protestants s’emparent de la ville, saccagent les églises et interdisent le culte catholique.
    Les Alençonnais réformés fuient, et immigrent vers l’Angleterre, les Pays-Bas ou les îles Anglo-Normandes.


    Un savoir-faire naissant : la manufacture de dentelle
    En 1665, Colbert fonde à Alençon la manufacture royale de Dentelles dont celle du très célèbre Point d’Alençon, créé à partir du Point de Venise. Alençon employa, à l’apogée de son art, plus de huit mille dentellières.

     






    Une ville en perpétuelle évolution

    Au XVIIIe siècle, la ville se développe et assiste à la naissance d’un nouveau quartier dont l’hôtel de ville est le symbole. A la Révolution, Alençon connaît ses mouvements populaires et quelques troubles religieux en 1792.

    En 1811, Alençon reçoit Napoléon 1er. Le souverain décide la construction du palais de justice, inauguré en 1827.

    Au cours du XIXe siècle, la ville est en plein essor industriel, l’imprimerie y est florissante. Elle sera d’ailleurs à l’origine d’un procès retentissant. Auguste Poulet-Malassis, éditeur et ami de Charles Baudelaire, est issu d’une lignée d’imprimeurs alençonnais. En 1857, il édite les Fleurs du Mal. Condamnés chacun à une amende pour outrage aux bonnes mœurs et immoralité, auteur et éditeur doivent supprimer six pièces du recueil. Balzac se servira également de son séjour à Alençon pour écrire deux romans : "La vieille fille" en 1837 et "Le cabinet des Antiques" en 1838.


    En 1873, Thérèse Martin naît à Alençon. Elle deviendra Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus, plus connue sous le nom de Sainte-Thérèse de Lisieux.


    Sainte-Thérèse de Lisieux

    Au XXe siècle, Alençon poursuit son essor industriel et devient un des bastions de Moulinex, dont l’usine alençonnaise est créée en 1937 par Jean Mantelet, inventeur du "Moulin-Légumes".

    La libération d’Alençon
    Pendant la seconde guerre mondiale, Alençon subit l’occupation allemande. Le 12 août 1944, la libération de la ville par la 2e Division Blindée du Général Leclerc est l’un des épisodes de la bataille de la poche de Falaise-Mortain, contre-offensive allemande au débarquement allié de juin 1944.


    Général Leclerc


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  • Chapelle Notre Dame de Lorette

    Rue du Mans
     
    Elle est fondée en 1699 par Louis Sevin, ancien curé d’Ancinnes, en l’honneur de la Vierge Marie.
    Bâtie sur le modèle de la chapelle de Lorette, en Italie, réplique de la maison de la mère du Christ à Nazareth, on ne compte qu’une douzaine de chapelles de ce type en France.

    Le haut pignon de la façade est décoré d’une Vierge à l’Enfant. Les deux portails qui l’entourent, accompagnés chacun d’un banc de granit, sont ornés de pilastres et de vases.
    Le devant de l’autel est orné de deux beaux panneaux de bois sculpté du XVIIe siècle. Une vaste baie permet d’apercevoir, par-dessus l’autel, une statue de Marie en bois peint.
    Un Christ polychrome, peint sur bois en trompe-l’œil, date du XIXe siècle.

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  • Hôtel de Guise, Préfecture

    Rue Saint Blaise
     
    Une des plus belles résidences préfectorales de France
    Ancien hôtel Fromont, ou de Guise, construit vers 1630. L’ensemble est d’un style Louis XIII très pur : façade en brique rose, entourage des baies et des angles en granit de Hertré.
    L’hôtel Fromont de La Besnardière, l’une des plus belles résidences préfectorales de France, est classé parmi les monuments historiques en 1903, puis pris en charge par l’État en 1986. Le bâtiment accueille la Préfecture de l’Orne.

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  • Château des Ducs

    Rue de la Chaussée
     
    Une forteresse alençonnaise
    Edifié par Pierre II, comte d’Alençon de 1361 à 1404, les ducs, ses successeurs, développèrent sa fortification jusqu’à couvrir l’actuelle place Foch.
    Il ne demeure qu’une partie de cette forteresse alençonnaise, mais le château en impose encore avec ses deux tours massives encadrant la porte de l’actuelle maison d’arrêt, et la tour couronnée à l’intérieur de l’enceinte.



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