• Un vieil ennemi, le comté d'Anjou

    Le premier château de Langeais a été édifié par le comte d'Anjou en 994 contre ses voisins et ennemis les comtes de Blois

    Le vicomte d'Angers Foulques le Roux est à la fin du IXe s. un agent du marquisat de Neustrie constitué pour la famille des Robertiens en défense contre les Normands de la Seine et de la Loire et contre les Bretons.

    Quoique née dans des circonstances différentes de la Normandie, la principauté angevine a connu un destin parallèle. Elle s'est émancipée du pouvoir des comtes robertiens puis des rois capétiens et a commencé à mener sa propre politique dirigée vers les régions voisines de Bretagne, du Maine, et le comté de Blois. Le comté d'Anjou fut souvent en compétition avec le duché de Normandie, avec l'appui des rois de France hostiles à la puissance normande.

    Pour consolider leurs frontières et isoler les rébellions souvent formées autour de la maison de Bellême, les ducs de Normandie ont toujours eu tendance à vouloir étendre une sorte de protectorat sur le comté du Maine. Ils s'opposèrent alors aux ambitions identiques des comtes d'Anjou.

    Guillaume le Conquérant, puis son fils Guillaume le Roux affrontent sur ce terrain les comtes Geoffroi Martel (1040-1060) et Foulques le Réchin (1068-1109). Sous le règne de Foulques le Jeune (1108-1128), l'Anjou tente de profiter de la lutte entre Henri Ier et Robert Courteheuse : après Tinchebray, Foulques forme le projet de faire de Guillaume Cliton, fils de Robert, le nouveau comte du Maine.

    Enfin, en 1112-1113, le comte d'Anjou accepte la paix négociée par Henri Ier Beauclerc qui vient de finir de s'imposer dans le duché de Normandie. Mathilde, fille du comte d'Anjou, est fiancée à Guillaume Adelin. Le mariage est célébré en 1119, mais l'héritier du duc-roi se noie en 1120. L'alliance est cependant renouvelée en 1128 par le mariage d'une autre Mathilde, la fille d'Henri Ier Beauclerc, avec Geoffroi le Bel, dit "Plantagenêt".

    Le premier mariage aurait pu donner aux ducs de Normandie des droits sur l'Anjou, au second mariage ces perspectives sont favorables au comte angevin.


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