• Guerre et paix dans le duché de Normandie

    Le donjon de Brionne, fief de la famille de Meulan,
    rebelle à l'autorité de Henri Ier.
    Galeran de Meulan y fut assiégé en 1124 par le duc-roi.
     

    Vainqueur à Tinchebray Henri Ier Beauclerc a convoqué les barons et les prélats normands à Lisieux pour un concile de paix qui marque aussi sa prise de pouvoir (1106). Mais malgré les sévères punitions infligées aux rebelles, la Normandie resta le théâtre d'épisodes troublés.

     

     

     

    La première phase de conflits qui suivent la défaite de Robert Courteheuse permet pourtant à Henri de rétablir la paix. L'ennemi intérieur, la maison de Bellême est enfin soumise (1112) et des accords sont trouvés avec le roi de France Louis VI qui reconnaît au duc de Normandie la suzeraineté sur le Maine et la Bretagne.

    Avec la maison d'Anjou, Henri reprend la politique d'alliances matrimoniales inaugurée avec l'autre grande dynastie rivale des Normands, les comtes de Blois. Adèle, fille de Guillaume le Conquérant avait épousé Etienne-Henri, comte de Blois. De même Henri Ier arrange les fiançailles de son fils unique, Guillaume Adelin et de Mathilde, fille de Foulques d'Anjou (1112-1113). Sage en apparence, pour garantir les frontières, cette politique porte en germe la prochaine crise de succession. Deux puissantes maisons, Blois et Anjou, ont acquis la possibilité d'entrer dans l'ordre de succession au duché de Normandie.

    Les barons normands n'ont cependant pas renoncé à contester l'autorité du duc-roi. Les droits au titre de duc de Normandie de Guillaume Cliton, fils exilé de Robert Courteheuse, leurs servent de prétexte pour refuser l'obéissance à Henri. Encore une fois, Henri n'hésite pas à faire incendier une de ses villes cathédrales pour en chasser les rebelles (Evreux, 1119). La coalition menée par le roi de France est vaincue à la bataille de Brémule en 1119 mais un dernier soulèvement doit encore être réprimé entre 1122 et 1124.

    Henri tient son frère Robert prisonnier et refuse tout droit à son neveu Guillaume Cliton. La légitimité de ces actes est mise en cause devant la justice du Pape. En 1119, le roi d'Angleterre a du se justifier devant lui, à Gisors et a obtenu gain de cause en raison de son action en faveur de l'Eglise sur laquelle il appuie son autorité, à l'image de son père, Guillaume le Conquérant.


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