• Cage de fer

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    La cage de fer était à proprement dire un assemblage de plusieurs barres de fer emmortoisées les unes avec les autres, et traversées de bas en haut par d'autres barres de fer moins grosses de manière que le tout renfermait un espace dans lequel, le prétendu criminel, pouvait à peine se mouvoir et où assez souvent le peu de hauteur de la cage forçait le patient à s'y tenir le corps plié en deux.

     

     

     

     

     

     La Castata

    En France, elle consistait à placer le prisonnier dans une cage ou à l'enchaîner sur un lit de fer. Là il était exposé au feu d'un brasier. Thibaut V, comte de Blois et de Chartres, faisait une guerre acharnée à Sulpice II d'Amboise, seigneur de Chaumont. Celui-ci fut fait prisonnier et renfermé dans la prison de Châteaudun où Thibaut lui faisait subir ce supplice tous les jours. Sulpice promettait vainement de se racheter moyennant une forte somme. Thibaut voulait la cession de Chaumont. Louis XI fut le premier qui introduisit dans les prisons l'usage des cages de fer, supplice inventé dit-on par Darancourt évêque de Verdun. C'est dans une cage de fer à la Bastille qu'il fit enfermer Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, on ne sait pas précisément pour quel crime. C'est dans cette cage qu'il le fit interroger, appliquer à la question et qu'il lui fit entendre son arrêt de mort. Louis Sforce duc de Milan, fait prisonnier dans la conquête du Milanais par Louis XII, fut conduit de Lyon au château de Loches où il fut mis, suivant quelques auteurs, dans une cage de fer dans laquelle il mourut après dix ans de captivité. En 1488 le duc d'Orléans depuis Louis XII, ayant été fait prisonnier à la bataille de Aubin, fut enfermé dans la tour de Bourges et gardé très étroitement. Parmi les cruautés qu'on lui fit éprouver, pendant les trois ans que dura sa captivité, la plus barbare fut celle de l'enfermer la nuit dans une cage de fer. Il existait, à l'abbaye du mont Saint-Michel en Normandie, une cage de fer où,on enfermait les prisonniers d'état. Le fameux cosaque du Don qui voulut en 1773 se faire passer pour le czar Pierre III, détrôné et étranglé quelques mois auparavant, étant parvenu à soulever quelques cosaques et une partie de la population finit par être arrêté le 15 septembre 1774. On l'enferma dans une cage de fer pour le transporter à Moscou.

     

     Cage à Canard

    Machine de correction qui était en usage en Angleterre. Parmi les incommodités publiques on classait les criailleries des femmes grondeuses, querelleuses, qui troublaient la tranquillité du voisinage. Une femme de ce genre lorsqu'elle était dénoncée, était enfermée dans une cage à canard avec laquelle on la plongeait dans l'eau à différentes reprises. (ancêtre de la thérapie de Freud ?!!!)

     

    Cage ordinaire ou mouillée

    Est une peine en usage parmi les gens de mer à laquelle on condamne les hommes de l'équipage convaincus d'avoir volé, employé les voies de fait envers un officier, ou d'avoir excité quelque révolte. Lorsqu'on donne la cale ordinaire, on conduit le criminel vers le plat bord au-dessous de la grande vergue et là on l'étend sur une planche aux deux extrémités de laquelle on l'attache par les pieds et les mains. Du côté de la tête il y a une corde qui répond à une poulie suspendue à l'un des bouts de la vergue, ensuite trois ou quatre matelots hissent cette corde le plus promptement qu'ils peuvent, jusqu'à ce qu'ils aient guindé le patient à la hauteur de la vergue, après quoi ils lâchent la corde tout à coup et le précipitent dans la mer, avec d'autant plus de rapidité qu'ordinairement on attache un boulet à la partie inférieure de la planche. Ce supplice se réitère, jusqu'à trois, quatre et cinq fois, selon que la sentence le porte. Ce châtiment est rendu public par un coup de canon qu'on tire pour avertir tous ceux de la flotte ou de l'escadre d'en être les spectateurs, et au même instant on hisse le pavillon d'exécution au mât de misaine; amusement chez les Goths, les Celtes, au contraire, le mettaient au rang des supplices les plus rigoureux. Les allemands l'infligeaient aux vagabonds, donné aux femmes de mauvaise vie à Marseille et à Bordeaux.


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