• Balzac (Honoré de)

    Romancier né à Tours en 1799 et décédé à Paris en 1850, il est célèbre pour son œuvre gigantesque en quatre-vingt-dix volumes, La comédie humaine, décrivant la société française de la Révolution jusqu'au règne de Louis-Philippe.

    Mais lorsqu'il se rend à Alençon en 1825, il n'a guère publié que quelques romans populaires ou historiques sous divers pseudonymes. S'improvisant éditeur, et bientôt imprimeur puis fondeur de caractères, il vient de se lancer dans la publication des œuvres de La Fontaine et de Shakespeare. Le premier illustrateur qu'il a choisi pour le volume de La Fontaine est Pierre Godard III. Un contrat sera de fait signé avec le graveur alençonnais, mais jamais exécuté. En ce bref séjour cependant, Balzac s'est imprégné de l'atmosphère et de lieux d'Alençon, qu'il conservera en mémoire.

    Trois ans plus tard, l'éditeur-imprimeur-fondeur Balzac est réduit à la faillite. Il se remet à l'écriture et projette un grand roman historique, Les Chouans, considéré comme la première pierre de l'édifice de La comédie humaine. En 1828, il se rend à Fougères pour se documenter. En passant, il s'arrête une nouvelle fois dans notre cité, à l'auberge du More, sur l'emplacement du café-brasserie de La Renaissance. C'est un immeuble vétuste avec une cour, des écuries et des jardins qui se perdent dans la campagne, par lesquels nous voyons sortir les compagnons du terrible Marche-à-Terre. C'est probablement à son retour de Fougères que Pierre Godard lui remet le plan de la commune qu'il a publié l'année précédente. Ce plan lui est précieux pour décrire notre ville dans laquelle il situera plus tard l'action de deux de ses ouvrages La vieille fille et Le cabinet des Antiques. Un troisième roman, L'envers de l'histoire contemporaine, a pour cadre notre région. Enfin, l'écrivain avait projeté de placer dans notre cité une pièce de théâtre dont nous n'avons que l'ébauche, Tableaux d'une vie privée, et quelques évocations de notre localité apparaissent dans plusieurs tableaux de la Comédie humaine.

    Honoré de Balzac a fait connaître le nom d'Alençon, des lieux et monuments, parfois peu connus comme les bords de la Briante derrière la rue aux Sieurs, aux lecteurs du monde entier et aux Alençonnais eux-mêmes. L'Alençon de 1830 revit grâce à sa puissance d'évocation et on peut même considérer qu'il a sauvé certains sites de la démolition en les décrivant, les plaçant ainsi sous sa protection.


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