• Alexandre (Paul)

    Marie Paul Alexandre est né à Alençon le 20 juillet 1838, 74 rue du Cours (actuel cours Clemenceau). Il est le fils de Pierre Marie Cyprien Alexandre, premier commis à la direction de l'Enregistrement et des domaines du département de l'Orne, et de Marie Constance Renault.

    Commençant ses études au lycée de sa ville natale, il les termine dans une institution libre.

    Manifestant très tôt de l'intérêt pour les sciences naturelles, ses aptitudes sont développées par Claude Gillet, botaniste installé à Alençon en 1848. Par les leçons et l'exemple de ce dernier, les progrès de Paul Alexandre sont rapides.

    Il débute dans la botanique par l'étude des plantes phanérogames dont la reproduction s'effectue par des fleurs et des graines ; divers articles sont publiés dans le Journal d'Alençon. Il cultive aussi la bryologie (étude des mousses) et se passionne pour les algues. Mais c'est à la fungologie qu'il consacre surtout ses recherches. Dans ce cadre, il publie en 1874 une notice sur la vie et les travaux de l'éminent cryptogamiste suédois, Élias Fries, professeur à l'université d'Upsal, dont il est le correspondant et l'ami (la cryptogamie est l'étude des plantes pluricellulaires qui n'ont ni fleurs, ni fruits, ni graines, par opposition aux phanérogames). Lorsque Claude Gillet entreprend la publication des Hyménomycètes de la France, Paul Alexandre devient son collaborateur. À cette occasion, Claude Gillet lui dédie deux espèces de champignons jusqu'alors inconnues, la Paxillus Alexandri et la Locella Alexandri, immortalisant ainsi son nom. Au cours de ses dernières années, sans négliger la botanique, Paul Alexandre s'adonne à l'entomologie (partie de la zoologie qui traite des arthropodes et spécialement des insectes) et plus particulièrement à l'étude des abeilles.

    Paul Alexandre aide volontiers de ses conseils les débutants dans l'histoire naturelle, aimant à faire pour les autres ce que Claude Gillet avait fait pour lui. Il initie notamment l'abbé Arthur Letacq à l'étude des diatomées (algues unicellulaires entourées d'une coque siliceuse bivalve souvent finement ornementée, et qui vivent en mer ou en eau douce), lui ouvrant ses collections et lui faisant part de ses observations.

    Botaniste distingué, auteur de divers mémoires estimés à qui la flore de l'Orne doit plusieurs découvertes intéressantes, membre de la Société linnéenne de Normandie depuis 1871, de la Société d'études scientifiques d'Angers et de la Société d'apiculture de la Somme, Paul Alexandre est décédé le 6 avril 1883, dans sa 45e année, en son domicile, 33 rue de l'Écusson.

    Il laisse le souvenir d'un homme aimable, bon et bienveillant, à la conversation charmante et à la politesse exquise


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