• GUY DE MAUPASSANT

    Ecrivain français. (Château de Miromesnil, Seine-Maritime 1850 - Paris 1893) Après une enfance libre et heureuse en Normandie, il assiste à la débâcle de 1870, puis accepte un emploi de fonctionnaire à Paris (Parmi ces bureaucrates que l'on retrouve dans La Parure, L'Héritage, ...). Parallèlement il mène une vie sportive et joyeuse, il fait sont "apprentissage" littéraire sous la direction de Flaubert ami de la famille, qui lui impose les exigences de l'esthétique réaliste et lui fait connaître Huysmans, Daudet, Zola.. Boule de Suif en 1880, une des nouvelles du recueil collectif Les soirées de Médan, détermine sa vocation de conteur et lui assure le succès. Vivant désormais dans ses livres, il publie quelque trois cents nouvelles en dix ans, évoquant la
    Normandie (Les Contes de la Bécasse en 1883) rappelant des souvenirs de la guerre de 1870 (Mademoiselle Fifi en 1882) ou dénonçant la médiocrité et le cynisme des milieux parisiens (Les Soeurs Rondoll en 1884). Débordant de sensuelle vitalité, fêté partout (comme Bel-Ami en 1885), visitant sur son yacht l'Angleterre, l'Italie, l'Afrique du Nord (Au soleil en 1884 et Sur l'eau en 1888), il est progressivement assombri par des troubles nerveux et la hantise de la mort, évolution visible dans ses romans de Une vie en 1883 à Fort comme la mort en 1889. Aux hallucinations (Le horla en 1887) succède le délire, et il meurt après dix-huit mois d'internement. Qu'il parle le savoureux patois normand de ses paysans ou décrive avec une précision lucide la montée de l'angoisse.

    Maupassant est bien le maître de la nouvelle, qui a appris à l'école de Flaubert à rechercher "la vérité choisie et expressive". S'écartant de l'esthétique naturaliste, il veut donner de la vie une "vision plus complète, plus saisissante, plus probante que la réalité même". (Préface de Pierre et Jean en 1888); d'où un style savamment simple, des notations brèves et aiguës sur le décor et sur les personnages (paysans, matois, bourgeois, niais, déshérités auxquels il voue une tendresse très pudique). Le récit, souvent banal, simple comme un scénario à "l'aspect, le mouvement de la vie même".


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