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Histoire des mondes normands

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la revolution en acte ouest de la France 2eme partie

La Révolution française , 1789 - 1799

La Révolution française a laissé des traces dans les archives 

2eme partie

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 la revolution en acte ouest de la France 2eme partie

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Evènements révolutionnaires

Année 1789 Aillières-Beauvoir, Sarthe, France

 

Porte Dais 1789

Jean Morel propriètaire. René Bertrand propriètaire.

Bernard Mmetayer fermier. Jeau Gaulard Bordager

 

Le 4 juin les Etats Generaux se sont assemblés. Les aristocrates, c’est a dire

le haut clergé et la haute noblesse, voiant tous leurs priviléges supprimés ;

et de plus obligés de payer leur part des impositions portées au Rôle, où ils doivent

être enrôlés comme le Tiers Etat, ont gagné, à force argent, un grand nombre

de scélérats, pour mettre le trouble et la division dans Paris et dans toutes les

villes du Roiaume, ce qui a révolté davantage le peuple, etait l’accaparement

des vivres de première nécessité ; d’où sont venus plusieurs massacres horribles,

entrautres à Ballon : on a coupé la tête au sieur Cureau, seigneur de Roullée,

ainsi quà son gendre Mr de Montesson ; Leurs têtes furent promenées dans

les rues de Ballon au bout d’une perche. on en a fait de même à plusieurs

dans Paris, après avoir pris d’assaut la Bastille qui a été entièrement

démolie pour faire de l’emplacement une place publique.

Le 22 juillet l’assemblée nationale trouva le moien d’exciter une alerte générale

dans tout le Roiaume partout on croiait être sur le point de périr, de la part

d’une horde très nombreuse de brigands bien armés. tous les habitans de la

campagne coururent au secours des villes, avec toutes sortes d’instrumens meurtriers.

Le 23 on vit que ce n’était qu’une fausse alerte, et on en fut quitte pour la peur.

.../...

Vers la mi septembre on découvrit un complot d’enlever le Roy pour

le transférer de Versailles à Metz en Loraine, afin que les Etats Généraux

trop éloignés du souverain fussent obligés de se séparer, et s’en retourner

chacun chez eux. Les Parisiens formèrent le dessein d’aller à Versailles

prendre le Roy et l’emmener à Paris, ce qu’ils firent, après avoir tué

plusieurs gardes du corps. Avant cela les princes du sang Royal, craignant

pour leur vies, prirent la fuite, ils n’ont pas encore reparu. Monsieur

n’a point fui.

Au commencement d’octobre, les Etats Généraux qu’on nomme

maintenant l’Assemblée Nationale, furent transférés de Versailles

à Paris, où est le Roi. Les Parisiens ne lui permettent pas de prendre

les plaisirs de la chasse, de peur qu’il ne leur échape par l’intrigue des

Aristocrates qui ont emploié toutes sortes de moyens plus indignes les

uns que les autres sans pouvoir réussir à faire échouer les projets

utiles de réforme d’une infinité d’abus crians et oppresseurs pour le Tiers Etat.

Dès le commencement d’août, le sel fut mis de 12s à 6s. Les greniers a

sel ne vuident nulle part, vû qu’un grand nombre de charretiers

sont allés aux salines charger de sel leur voiture, dont ils ont remplis

toute la france au pris de 2s et même à moins.

Les cidevant privilégiés sont obligés de payer la taille et autres impositions

 

pour les six derniers mois de la présente année

2 actes

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Le 13 juillet jour exécrable pour la France

13/07/1789 Souzay-Champigny, Maine-et-Loire, France

 

En marge du registre, Monsieur le curé note les événements révolutionnaires à Paris, mais les avance d’une journée.

 

En marge :

 

 

Le 13 juilliet jour execrable pour la France ou toute la ville de Paris devait etre ecrasée et le peuple egorgé à linstigation des courtisants de la cour. mais la sage precaution des francais à faite avorter tous ses dessains en semparent de l'Arsenal, des Invalides et de la Bastille.

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Bénédiction d’un drapeau de la milice nationale, sous les armes le 6 septembre 1789.

06/09/1789 Saint-Germain-des-Prés, Maine-et-Loire, France

Le six septembre mil sept cent quatre vingt neuf la milice nationale etant sous les armes et commandée par messire René Gerard HUNAULT de la CHEVALLERIE a été benis en cette eglise un drapeau donné a la dite milice par le sr commandant ci dessus denommé. ont étés presents a la ceremonie, Messieurs de C…. de BOISSAR, de la MISSONIERE, BERAULT, BELLEŒUVRE de Chanteloux, de PONTIBEAU et les autres habitants de la paroisse.

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Note sur la révolution

31/12/1789 Saulges, Mayenne, France

 

C'est dans cette année celebre qu'ont tenus les etats generaux; ils ont commencés le quinze mai et nous ne savons pas quand ils finiront. il y a eus de grands troubles jusqu'aujourdhuy, quil serait trop long de déveloper ici. je dirai seulement que le vingt et un et le vingt seux juillet il se repandit dans tout le royaume que des cohortes de brigands alloient mettre tout a feu et a sang; emporté quont se mits tous sous les armes. et le toxain sonnoit dans toutes les paroisses et villes du royaume les gens de la campagnes s'armoient de fourches; de crocs?, ce pour aller au devant de ses pretendus brigands chaque paroisses croyoit ses voisins malaisés?, ils voloient a leur secours.

Emporte qu'il ne restaoit que des femmes dans la plupart des paroisses. la terreur avoit troublé tous les esprits. Il ses prentoit a l'imagination des phantomes? horribles qui representoient a l'ame toutes les horreurs de la mort. les femmes pâles et defigurées prenoient leurs enfants et pour fuir la mort alloient toutes eplorées se cacher dans les bleds. Et ce n'etoit que de faux bruites ce qu'il y a de plus surprenant ils? furent en même temps

par tout le royaume ou en imputa la cause a la noblesse a qui on enlevoit les privileges.

Le peuple sirrita tellement contre la noblesse, qu'il a piegoit leurs chateaux et les brulerent en differents endroits, brulerent leurs titres et jusqu'a leurs generations; et plusieurs furent massacrés. En sorte qu'ils etoient obligés de fuir et de se cacher.

 

Tous arborent une coquadre a la louange du tier etat les pretres memes pour mettre leur vie en sureté etoinet obligés de la porter. voila une petite note qui bien loin d'exagerer, ne dit presque rien l'histoire dira le reste quelle sera la fin ? quelle sera la fin ?

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Etats Généraux

Année 1790 Candé, Maine-et-Loire, France

 

Les Etats généraux ont encore tenu leur seance toute cette année entiere. C'est cette année qu'ont été établis les départements en districts, Les tribunaux de district, les juges de paix dans les cantons ; Dieu veuille qu'il en resulte le bien qu'on nous en fait esperer.

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Monsieur le vicaire de Villebernier écrit son enthousiasme pour la Constitution civile du clergé

14/07/1790 Villebernier, Maine-et-Loire, France

 

En marge : federation nationalle le 14. juillet

 

Le quatorze juillet mil sept cent quatre vingt dix tous les habitants de cette paroisse au nombre de deux cent cinquante, jaloux de temoigner leur amour pour la nouvelle constitution se sont rendus sous les armes ( rayé : ayant à ) au canton de Pauvigne, ou on a erigé un autel à la patrie. La messe y a été celebreë par mr le curé, à la fin de la quelle mr HERBAUT maire accompagné des officiers municipaux et de mr COCHON procureur de la commune tous decorés de lécharpe, mr le maire dis-je ainsi que mr le procureur de la commune et le vicaire ont prononcés un discours analogue à la fête. mrs les officiers municipaux (rayé : ont d'abord prêtés) conjointement avec mrs le curé et les douze notables ont d'abord prêté le serment de fidelité aux décrets de l'auguste assembleë, et de l'union indissoluble de la confraternité, ensuite les habitants ont fait le même serment. La céremonie faitte, il y a eu un dîner militaire pour tous les citoyens dans la cour de la deffunte dame HERBAUT la concorde, l'union et la joye ont presidé à ce repas. enfin on a terminé cette auguste et tt ( tt : mémorable) fête par un salut et le Te deum pour rendre graces au Seigneur de ses signalés bienfaits envers la France

 

P. Marquis vic.

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