Histoire des mondes normands
Clinique St Joseph de Cluny Alencon
Ancien pensionnat des religieuses St Joseph de Cluny
Les sœurs de Saint-Joseph de Cluny (: Congregationis St. Joseph de Cluny) sont une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical.
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La congrégation est fondée par Anne-Marie Javouhey (1779-1851) le 12 mai 1807 à Chalon-sur-Saône où Mgr Imberties, évêque d’Autun, reçoit les vœux d’Anne, de ses trois sœurs et de cinq compagnes avec pour but l'éducation des enfant. Elle place la chapelle sous le vocable de saint Joseph qui devient aussi le patron de la congrégation1. En 1812, les sœurs transfèrent la maison-mère à l'ancien couvent des Récollets de Cluny ce qui donne le nom de Saint Joseph de Cluny.
Elles ouvrent des maisons d’enseignement en province et à Paris où l'on apprécie leurs méthodes pédagogiques à un tel point que le vicomte Lainé, ministre de Louis XVIII, leur confie l’enseignement des enfants dans les colonies françaises. En 1818, quelques sœurs ouvrent deux écoles dans l’île de La Réunion. L’année suivante, la congrégation prend en charge l’hospice de Saint-Louis du Sénégal. En 1828, encouragée par le gouvernement, elles ouvrent une colonie à Mana en Guyane. Elles œuvrent au milieu des esclaves noirs libres. En 1835, Lamartine, dans son rapport sur l’abolition de l’esclavage, souligne le succès de leurs œuvres d’émancipation des esclaves. La maison-mère est transférée de Cluny à Paris en 1854, aujourd'hui 21, rue Méchain où se trouvent la chapelle Saint-Joseph-de-Cluny qui gardent les reliques de Mère Javouhey.
L'institut reçoit le décret de louange le 8 février 1854 et obtient la reconnaissance civile de l'État français le 21 juin 1870, ses constitutions basées sur la règle de saint Augustin sont définitivement approuvées par le Saint-Siège le 18 août 1899.
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En 1843, l'abbé Arsène Jamot, curé de Saint-Léonard et l'un des précurseurs des œuvres sociales d'enseignement et d'aide charitable dans notre ville, fonde un orphelinat-pensionnat dans un bâtiment de la rue Candie, construit vers 1840, destiné à l'origine à être une "maison de plaisir." La mauvaise gestion financière de l'abbé, l'oblige à faire appel à Anne-Marie Javouhey qui reprend l'établissement en 1845.
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Le pensionnat ferme ses portes en 1903, la communauté des sœurs de Saint-Joseph n'ayant plus le droit d'enseigner. Une partie des bâtiments est affectée à l'œuvre des "Dames pensionnaires" jusqu'en 1944, date à laquelle les locaux accueillent la maternité de l'hôpital.
L'orphelinat, quant à lui, cesse de fonctionner en 1948.
Enfin, c'est en 1905 que l'œuvre enseignante d'Anne-Marie Javouhey est transformée en œuvre hospitalière. La clinique est gérée par les religieuses jusqu'à sa privatisation en 1975. Les sœurs continuent cependant d'exercer leur apostolat jusqu'en avril 1988 date du départ définitif de la congrégation après 160 années de présence.
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Aujourd'hui racheté par le groupe Developpement (depuis 2010)
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