Histoire des mondes normands
Montmerrei
La commune de Montmerrei se situe à 18 km au
nord de Sées et à 14 km au sud d’Argentan. Le
site se trouve au nord du bourg au carrefour de la
D 745 et de la D 222. La chapelle et le cimetière
sont distants d’une centaine de mètres.
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Histoire
L’histoire raconte que sur ce promontoire dominant
la plaine et les bois, les romains installent
(en 55 av JC) un avant-poste de garde du camp
principal de Blanchelande. Attaqué par les gaulois,
la place est prise et les légionnaires sont
décimés. Roscius, lieutenant de César, lui donne
alors le nom de mons moereris (Mont de la douleur)
: Montmerrei. En l’an 689, Evremond, béni
abbé par Anolbert évêque de Sées, est envoyé
sur ce lieu pour y fonder un monastère. Trois
chapelles, dit-on, sont construites puis détruites
par les normands. Seule celle dédiée à la Vierge
est reconstruite. C’est le Roi Louis XI qui serait à
l’origine du vocable sous lequel elle est placée :
Notre-Dame de Liesse. Cet infatigable pèlerin
l’aurait imposé lors de sa venue à Montmerrei.
La chapelle actuelle, du XVIIè
siècle, remaniée
au XVIIIè
, devient un lieu de pèlerinage local
très fréquenté, notamment le 15 août, jour de l’assomption de la Vierge. A peu de distance de
la chapelle, l’ancien cimetière est coupé en deux
dans les années 1940 pour l’aménagement de
la route de Marcei. Le promontoire de la chapelle
et la partie subsistante du cimetière sont
classés parmi les sites en novembre 1943 : « Sur
une butte s’avançant comme une proue de navire
dans de beaux champs d’avoine et de blé,
une simple chapelle, construite avec les maté-
riaux du pays, se recueille à l’ombre des pins ».
Après-guerre, le lieu est quelque peu délaissé. Le
cimetière se boise, la chapelle est réparée tant
bien que mal selon les outrages du temps et des
pins sont abattus. Au début des années 2000, la
chapelle est restaurée de fond en comble, l’esplanade
est aménagée et quelques pins sont replantés.
Le vieux cimetière est lui aussi nettoyé et ses murets sont rejointoyés.
Le site
Au nord-ouest de la plaine agricole de Sées, la
chapelle et le vieux cimetière se dressent, tels
des îlots de verdure, au milieu des champs cultivés.
Sur sa butte, la chapelle domine un paysage
doucement vallonné où les cultures céréalières,
entrecoupées de maigres haies, s’étendent
jusqu’aux bois qui ferment l’horizon. Depuis la
D 745, une courte allée mène à une petite esplanade
où se dresse la chapelle accompagnée d’un
vieux calvaire. Isolé au milieu des champs, le site
est entouré de pins qui semblent être les seuls
remparts à la marée montante des cultures. La
chapelle est un édifice à nef unique, sans clocher,
couverte de tuiles. Sa maçonnerie de pierre calcaire,
récemment restaurée, s’orne sur le pignon
Est d’une jolie petite baie géminée tandis que L’entrée du site de la chapelle
L’ancien cimetière
DREAL/P. Galineau
sur les façades nord et sud s’ouvrent des baies
plein cintre du XVIIIè
siècle. Sur le pignon ouest,
l’entrée dans la chapelle s’effectue par une petite
porte surmontée d’une niche vide, protégée d’un
petit auvent de tuiles, au-dessus de laquelle une
cloche est accrochée. Quatre buis taillés courts
sont disposés symétriquement au pied du pignon.
Cet ensemble champêtre revêt beaucoup
de charme du à la beauté toute simple de l’édifice
et aux vues magnifiques sur la campagne, les
bois à l’horizon et vers le château de Sassy qui
surgit des frondaisons. A une centaine de mètres,
le vieux cimetière dessine le croisement de trois
routes. Il est entouré sur 3 côtés d’un muret de
pierres, restauré avec soin. Quelques marches
permettent d’y pénétrer. Là, sous les chênes, les
frênes, les charmes et les pins, le sol bosselé ne
laisse plus deviner la vocation du lieu, il n’y a plus
de sépultures. Seuls un vestige de croix en fonte
et de vieilles stèles remisées en bordure ouest
rappellent que le lieu fut autrefois un cimetière.
La chapelle Notre-Dame de Liesse et le vieux
cimetière sont aujourd’hui restaurés. Les abords
sont entretenus avec soin et offrent une halte
très agréable à l’ombre des pins. Isolés au milieu
des champs, ils composent une scène paysagère
toute empreinte de simplicité bucolique. C’est
ce qui fait toute la valeur du site. Les soins ré-
cents apportés aux deux lieux témoignent de la
volonté de la municipalité de préserver ce petit
patrimoine rural au passé chargé d’histoire.
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Montmerrei chateau de Blanchelande
le château de Blanchelande, dans le style classique. Brûlé pendant la Seconde Guerre mondiale, en janvier 1942, il ne laisse voir aujourd'hui que des ruines. Construit sous le sénateur bonapartiste en 1876, Charles Paul Eugène Poriquet (1816-1910), grande figure politique de l'Orne.
Cet incendie a malheureusement détruit, en plus du château, des objets remontant à la période romaine, qui avaient été recueillis lors de la construction. Les historiens pensent que l'édifice a été élevé sur un ancien camp retranché, en effaçant les traces au passage.
Les derniers matériaux du château détruit ont servi, après-guerre, à la reconstruction d'Argentan.
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PORIQUET généalogie.
Charles Paul Eugène PORIQUET
Conseiller général du canton de Carrouges conseiller général de l'Orne, pour le canton de la Mortrée, sénateur de l' Orne

Né le 30 juillet 1816 - Paris (75)
Décédé le 9 mars 1910 - Paris (16e), à l'âge de 93 ans
Haut fonctionnaire et homme politique, sénateur de l'Orne bonapartiste
Marié le 3 avril 1845 avec Anne Clémence COLIN.
Sans posterité connue..
fils de
Achille PORIQUET
Né le 12 mars 1788 - Paris (75)
Décédé le 12 avril 1861 - Paris (75), à l'âge de 73 ans
Conseiller à la Cour de Cassation
et
Marie Catherine RAGOULLEAU .