Histoire des mondes normands
Le château de Bénouville est construit à la fin du XVIIIe siècle par le marquis de Livry (son marquisat est basé dans l'actuelle Seine-Saint-Denis, à Livry-Gargan et au Raincy). Il établit sa résidence de campagne sur une seigneurie médiévale dont il reste aujourd'hui la chapelle.
Très fortuné, le marquis de Livry confie les travaux à un architecte déjà célèbre, Claude-Nicolas Ledoux. Il n'en profitera guère et sa veuve vend le château en 1792. La dernière propriétaire privée du château, la comtesse de Dampierre, vend le château au Conseil général du Calvados en 1927. Malheureusement, il reste peu de documentation sur la vie du château durant ce siècle d'occupation privée.
Sur l'histoire du château avant son achat par le département, quelques éléments peuvent être consultés dans le chartrier de Bénouville mais malheureusement pas de plans anciens du château ou du jardin : correspondance sur la construction du château (Nouvacq/1445 ; F/7597-F/7588) et l'état de la cave à vins du château en 1778
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La maternité de Bénouville (1927-1985)


Léa Vion à la maternité de Bénouville portant le brassard avec la croix de Lorraine, symbole de la Résistance, collection Jean Quellien
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La maternité de Bénouville ouvre dans le château de Bénouville le 1er janvier 1929 à l'initiative du Président du Conseil Général Henry Chéron et du député de Bayeux Henri-Alexandre Gérard (le baron Gérard). Voir la l'acte de vente du château le 21 novembre 1927 ici.
L'époque est aux premiers efforts de protection sociale et les élus du Calvados souhaitent protéger les populations les plus fragiles, les mères isolées et leurs enfants.La Maison maternelle est composée d'une maternité, d'une pouponnière pour les enfants du premier âge et d'une garderie spécialisée pour les enfants assistés. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Maison Maternelle Départementale dirigée par Léa Vion est un lieu de résistance dans le Calvados.
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François-Hyppolite Sanguin
Marquis de Livry
Naissance 1714
Décès 10 janvier 1789 (à ~75 ans)
à Bénouville (14)
seigneur honoraire de Bénouville, seigneur et patron de Blainville, seigneur en partie d'Ouistreham et de Saint-Aubin-d'Arquenay, seigneur et patron de Soignolles, de Rouvres et Biéville,
Conseiller d’État
Premier Maître d’hôtel du Roi
Famille Louis Sanguin, marquis de Livry
(son père).
François-Hyppolite Sanguin, descend de la famille Sanguin (branche de Livry), une famille d’anciens changeurs de Paris, devenus seigneurs de Maflier avec droits de péage à Mantes au xive siècle. Sa famille possède la terre de Livry-en-L’Aunoye, située dans les «marche » de Champagne (actuelle commune de Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis).
Il est le troisième fils de Louis Sanguin, marquis de Livry (1679-1741), dit « de Rocquecourt », lieutenant général, chevalier des ordres du Roi et de sa femme Marie-Madeleine Françoise Robert de La Fortelle (née vers 1685)
Le marquis de Livry hérite du domaine de Bénouville à la mort de son beau-père en 1768. Les époux entreprennent la restauration du château de Bénouville près de Caen en 1768-1770 puis en 1785 par Claude-Nicolas Ledoux. Le marquis de Livry avait voyagé en Italie et en Grèce et avait pu y admirer les chefs-d'œuvre antiques au moment où ceux-ci reprenaient une nouvelle vogue. Ces voyages influencèrent les plans du château.
Mariage et descendance
Il épouse le 15 avril 1760, Thérèse-Bonne Gillain de Bénouville (fille d’Antoine Gillain, marquis de Bénouville, mestre de camp de cavalerie, sous-lieutenant des Gendarmes de Bretagne, et de Bonne-Charlotte Hue de Langrune). La bénédiction nuptiale leur est donnée dans la chapelle de l'hôtel de Saint-Aignan par l'évêque de Lombez. Le contrat de mariage avait été signé par le Roi le 12 avril. De cette union naissent trois fils et deux filles dont
Antoine-Aglaé-Hippolyte Sanguin (1762-1828), marquis de Livry, chevalier de Saint-Louis, marié à la ballerine Marie-Marguerite Saulnier,
Hippolyte Sanguin, comte de Livry, chevalier de Malte, auteur de Maximes,
Thérèse-Hippolyte Sanguin mariée au marquis de Morant,
Christine-Adolphe-Adélaïde, mariée à Charles-Louis-Alexandre, comte de Polignac, général sous la Restauration