Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Histoire des mondes normands

Publicité

La GUERRE FRANCO-ALLEMANDE de 1870-1871 dans l’Orne

SITUATION DANS L’ORNE

La déclaration de guerre a été accueillie dans un élan de ferveur patriotique dans l’Orne,

comme dans le reste de la France, malheureusement l’annonce des défaites successives

frappe la population de stupeur.

Le 4 septembre, les nouvelles de l’avènement de la République et de l’abdication de l’Empereur parviennent à Alençon. Dans l’Orne, Elles sont reçues avec inquiétude par une population

traditionnellement conservatrice. Le 6 septembre, un nouveau préfet est nommé par le gouvernement de la Défense nationale.

PRÉLIMINAIRES DES COMBATS DANS LE PERCHE

Les Prussiens sont conscients qu’une armée de secours va tenter de briser le siège de Paris

et leur état-major pense que la menace principale viendra de l’ouest et en particulier du

Perche où les collines et les nombreuses forêts favorisent la discrétion d’un rassemblement

militaire. Pour faire face à ce risque, ils constituent une armée : « l’armée Abteilung » qui est

confiée au Grand Duc de Mecklembourg. Cette armée avance par Houdan vers Dreux, combat

à Chérisy et s’empare de Chartres.

LE DISPOSITIF FRANÇAIS

Les faibles troupes françaises sont en position aux lisières est du massif forestier de Senonches

et de La Ferté-Vidame, mais le colonel Marty ayant abandonné précipitamment Digny et battu

en retraite en direction de Longny-au-Perche, la gauche française se trouve dangereusement

découverte.

Le colonel Rousseau décide donc la retraite et le rétablissement sur une ligne la MadeleineBouvet - Bretoncelles - La Fourche. Le grand Duc veut s’emparer de Nogent-le-Rotrou mais

le terrain devient de plus en plus difficile à mesure qu’on s’avance dans le Perche et il croit

toujours rencontrer le gros de nos forces et s’attend à une vive résistance.

Il décide de se concentrer davantage et donne l’ordre au 1er corps bavarois de se porter le

lendemain, 21 novembre, entre Condé-sur-Huisne et Thiron-Gardais et à la 17e

 division de

renforcer sa droite, à La Madeleine-Bouvet.

LES COMBATS DU 21 NOVEMBRE 1870

LA MADELEINE-BOUVET

La GUERRE FRANCO-ALLEMANDE de 1870-1871 dans l’Orne

La 17e

 division, qui progresse sur l’axe Senonches-Belhomert - La Madeleine Bouvet ne peut

occuper ce village qu’après s’être emparé de plusieurs barricades défendues par un bataillon

de mobiles du Finistère et des francs-tireurs.

Le commandant Mathieu, chef de la garde sédentaire de Longny-au-Perche est blessé et

capturé près de la barricade du lieu-dit « les Déserts ». Hospitalisé à Dreux, il succombe une

semaine plus tard.

Les Prussiens harassés par les combats et sous l’emprise de l’alcool vont se livrer à des

exactions en particulier à la ferme de l’Aritoire où ils fusillent des soldats blessés et incendient

des bâtiments.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article