Histoire des mondes normands
Plan hypothétique des remparts d'Alençon
plan de 1746
Le code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Anno16., Domaine public
plan d'ensemble du château. En jaune, le tracé des constructions actuelles : en haut, la rue de Bretagne (trottoirs compris) et le rond point, l'axe de la place Foch avec, de part et d'autre, la mairie et le palais de justice.
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Les remparts d'Alençon
« C'est probablement vers le 4e siècle qu'une palissade, englobant la place Marguerite-de-Lorraine, les rues Bonette, de l'Ancienne-Mairie, une partie de celle du Val-Noble, des Granges et des Marais, aurait constitué la première enceinte de la ville (Enceinte n°1).
Deux siècles plus tard, celle-ci est étendue aux rues de la Juiverie et de l'Hospice, cette dernière aujourd'hui intégrée dans le centre hospitalier. Les pieux trouvés en novembre 1952 lors de travaux effectués rue de la Juiverie, sur l'emplacement des marais de la rive droite de la Sarthe, pourraient être les vestiges de cette deuxième ligne de fortifications (Enceinte n°2).
Probablement aux 10e-11e siècles, une troisième ligne de défense est mise en place en même temps que le premier château bâti par Yves ou/et Guillaume Ier, seigneurs de Bellême et d'Alençon. Celle-ci partait de la rue de Sarthe, près du grand moulin, traversait en arc de cercle les terrains du centre hospitalier pour rejoindre la Briante, longeait la rue des Fossés-de-la-Barre jusqu'au château, enveloppait l'actuelle place Foch, franchissait la rue de la Chaussée vers la rue Matignon, suivait un bras de la Briante situé approximativement sous la rue de De-Lattre-de-Tassigny, passait sous la Grande-Rue et rejoignait la Sarthe à côté du pavillon Henri II (Enceinte n°3).
Une quatrième et dernière ligne de remparts est construite aux 14e-15e siècles. Vraisemblablement commencée en 1358 par le comte Charles III (1346/1361), les travaux sont poursuivis par Pierre II (1361/1404), qui fait commencer la construction du second château puis, vers 1446, par le roi d'Angleterre Henri VI qui occupe Alençon et qui, en mars, autorise les habitants à lever une taxe sur le sel afin d'entretenir les fortifications. Elle reprend le même tracé que la précédente. Mais après le château, l'enceinte coupe la rue de Bretagne pour rejoindre la cour carrée de la Dentelle, passe derrière l'ancienne église des jésuites, atteint la place Desmeulles et les arrières sud du cours Clemenceau jusqu'à la Grande-Rue qu'elle croise, contourne la maison d'Ozé jusqu'à la tour du Plénître et revient entre la Sarthe et les maisons de la rue de la Poterne pour aboutir près du pavillon Henri II (Enceinte n°4).
Les épaisses murailles, précédées vers la ville d'un chemin couvert et d'un talus intérieur, étaient couronnées d'un parapet garni de mâchicoulis et flanquées de hautes tours. Un plan du 18e siècle en montre dix-sept flanquant les courtines. Trois autres tours ont été retrouvées grâce a un dessin de 1678 et au plan cadastral de 1811, l'une en bordure de la Sarthe et les deux autres entre la porte de Lancrel et le château. L'ensemble était ceinturé au nord et à l'est par des fossés inondables d'une largeur de douze mètres, au sud par la Sarthe et à l'ouest par la Briante.
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Une classe de CM2 de l'école élémentaire Masson d'Alençon a réalisé ce document " A la recherche des murailles d'Alençon "
ancienne représentation du château d'Alençon en 1637.© Archives départementales de l'Orne
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Le premier château d'Alençon, construit par les deux premiers seigneurs de la ville Yves de Bellême et son fils Guillaume Ier, a complètement disparu. Vers 1050, Guillaume le Bâtard vint assiéger le château dont s'était emparé Geoffroy Martel. Il est décrit : « Avait a cel terms un fossé, Haut e parfont e réparé ; Sur le fossé ont hériçon, E dedenz close une maison ; Entor ont bretesches levées, Bien planchies e Kernelées ». Lors de l’assaut, Guillaume, fit combler le fossé et incendier les défenses « Li bois fu secs, li feu s'esprent. Que par le feu qu'il alluma, Que par l'assaut qu'il lor dona, Les uns sont ars (brulés), li altre pris, E tel i a hunte occis ».
[ NDB : Lors de l'attaque d'Alençon par Guillaume, des assiégés s'étant permis de railler l'humilité de sa naissance en criant du haut de leurs murs « La peau ! la peau !...» et en battant des cuirs, le duc fit sur le champ couper les pieds et les mains de ses prisonniers et ordonna à ses frondeurs de lancer dans la ville les membres mutilés. Dessin de G. Pivard visible sur le blog : http://telle-une-tapisserie.eklablog.com/accueil-c25612310]
Grâce à Thierry Churin, on en sait davantage sur ce que fut le château d'Alençon
Reconstitution de ce que fut le château. Il faut imaginer la ville en arrière-plan
Il fait partie de ces personnes qui s’intéressent discrètement à leur ville et notamment à son Histoire.
Et qui accomplissent un formidable travail.