• Crises du IIIe siècle et mutations du Bas-Empire

    A partir du deuxième tiers du IIIe siècle, les raids « barbares » dévastent de nombreux lieux de la région normande. Les traces d’incendies et les trésors monétaires enfouis à la hâte montrent les progrès de l’insécurité en Gaule du Nord. Le littoral doit faire face à la piraterie maritime des Saxons et des Frisons. C'est dans ce cadre que le pouvoir romain met en place un double système de défense du littoral de la Manche et de l'Atlantique appelé litus saxonicum et tractus Armoricanus, destinés à défendre la côte contre les Saxons mais aussi contre les Francs et les Frisons. Cependant, parallèlement, des contingents germaniques intègrent l'armée romaine et des immigrants reçoivent l'autorisation de s'établir dans l'Empire. Des Germains sont donc recrutés pour lutter contre d'autres Germains. Des toponymes et des sites archéologiques rappellent l'installation de ces groupes étrangers: les toponymes Allemagne (aujourd'hui Fleury-sur-Orne ), Almenêches, attestant de la présence d'Alamans, les sites archéologiques d'Airan ou de Frénouville, indiquant celle de Goths ou autres Germains. De plus, la <a-redirect href="/wiki/Notitia_dignitatum" title="Notitia dignitatum"></a-redirect><a-redirect></a-redirect>Notitia dignitatum mentionne par exemple la présence de Bataves à Bayeux. Des légions s'installent dans la future Normandie, notamment la Prima Flavia Gallicana Constantia qui donne son nom à Constantia (Coutances alors chef-lieu des Unelles) et au pagus Constantina (le <a-redirect href="/wiki/P%C3%A9ninsule_du_Cotentin" title="Péninsule du Cotentin"></a-redirect><a-redirect></a-redirect>Cotentin ). Cette armée mise en place par Constance Chlore en 298 accueille des auxiliaires suèves. À l’occasion des réformes de l’empereur Dioclétien (285-305), la Normandie s'était singularisée en devenant la « Seconde Lyonnaise » et en se détachant de la Bretagne voisine. C’est aussi à cette époque que commence la <a-redirect href="/wiki/Christianisation" title="Christianisation"></a-redirect><a-redirect></a-redirect>christianisation de la province : les historiens savent qu’en 314, Rouen a déjà un évêque. À partir de 406, les peuples germaniques et alano-hunniques déferlent sur l’Occident en brisant les dernières défenses du limes, malgré la résistance acharnée des auxiliaires francs et alamans de l'armée romaine. Des Saxons viennent s’installer sur les côtes normandes, dans la région de Bayeux que les textes qualifient d’Otlinga saxonia (première mention en 844) ou d’Otlinga Hardouini, ainsi que sur les <a-redirect href="/wiki/%C3%8Eles_anglo-normandes" title="Îles anglo-normandes"></a-redirect><a-redirect></a-redirect>îles anglo-normandes. De nombreux Francs s'installèrent également dans le pays de Bray et une partie du pays de Caux parfois comme soldats romains d'abord, puis, suite à l'effondrement du « royaume romain » de Syagrius par la victoire de <a-redirect href="/wiki/Clovis" title="Clovis"></a-redirect><a-redirect></a-redirect>Clovis, comme soldats du nouveau pouvoir franc.


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