• Chaise

    Chez les peuples germains du moyen âge on usait encore d'une ancienne punition dont on ne connaît pas trop l'origine. Lorsque quelques membres de la noblesse se livraient à la sédition, on les forçait à porter une chaise comme pour leur faire entendre qu-ils devaient se tenir en repos .M Tonnelay, dans les notes de sa traduction d'Hubidras, nous apprend qu'en Angleterre, pour corriger les femmes criardes et querelleuses, on les suspend, sur un endroit plein d'eau, assises dans une chaise soutenue par des cordes qui la font plonger à volonté. On appelle, ajoute-t il, cette chaise en anglais kicking stool.

     

    Chaise ardente

    Blandine, martyr de Lyon, fut la première à subir ce supplice barbare. Jourdan, de la maison des princes normands, se mit à la tête des peuples. Il fut livré à Henri VI qui le fit périr par un supplice qu'on croirait imité des tyrans fabuleux de l'antiquité; on l'attacha sur une chaise de fer brûlante, on le couronna d'un cercle de fer enflammé qu'on lui attacha avec des clous.

     

    Chambre chauffée

    A Rome, métropole des inquisiteurs, on raffinait sur les tortures; on faisait chauffer une chambre par des brasiers ardents. On rasait le patient et on ne lui laissait aucun poil sur toutes les parties du corps. Un poteau de la hauteur de trois pieds était posé au milieu de la chambre. Sa base était ronde et large et se terminait en pointe de diamant de la grandeur de l'ongle du pouce. Cinq cordes étaient attaché au plancher et deux autres aux deux côtés. Les premières servaient à élever le patient qui y était attaché par les quatre membres, et par le milieu du corps; celles des côtés servaient à conduire son corps et contribuaient à le placer à demi couché sur ce poteau en faisant porter exactement tout son corps sur l'anus : alors on fixait toutes les cordes afin qu'il ne balançât pas et que tout le poids appuyât uniquement sur la pointe du poteau. On approchait alors des brasiers ardents près du malheureux afin d'exciter la terreur au plus haut degré, on plaçait, vis à vis de lui, un miroir pour lui représenter son état et trop souvent sans doute l'horreur de sa situation lui arrachait l'aveu de fautes qu'il n avait sans doute pas commises.

     

    Chambre pavée de cuivre

    Un roi de la Corée, s'étant imaginé que sa sœur l'avait privé du repos au moyen d'un charme, la fit enfermer dans une chambre pavée en cuivre au-dessous de laquelle on alluma un grand feu.

     

    Chambre de punition

    Destinée aux prisonniers qui se rendent coupables de quelque faute, ou contravention au règlement sur les prisons. Le règlement général du préfet de police de Paris, en date du 26 janvier 1810, ordonne que les prisonniers, qui insultent le concierge ou autres employés, seront placés pendant deux jours dans la chambre de punition et que tout prisonnier jouant aux jeux de hasard y soit enfermé pendant trois jours ! (abolie ?!!!)


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